Nichée au creux d'une baie de la Méditerranée, Toulon est un port naturel. C'est d'ailleurs le premier port militaire de la France sur la Méditerranée. La ville, bien que n'étant pas dépourvue de charme au niveau du sol, montre bien mieux sa grâce quand on peut l'embrasser en un seul regard, du haut du Mont Faron. Toulon est littéralement prise en sandwich entre la mer et le Var, nom qu'on donne à tout ce qui constitue l'arrière-pays de la Provence et de la Côte-d'Azur et qui a un semblant d'altitude. Le Mont Faron en fait partie. Sarah-Catherine étant à sa formation de danse-thérapie pour la journée, François prit le bus pour le centre-ville afin de gagner les contreforts du mont, qu'il savait accessibles par derrière la gare.
C'était en effet accessible, mais haut. Et François n'est pas le gars le moins en forme du monde, mais il avait l'impression d'être le moins en forme de Toulon, parce que pendant qu'il arpentait les rues inclinées à 15%, en se disant que finalement il pourrait faire un bout de chemin avec le téléphérique, il voyait des brutes sveltes, courir en montant, l'air de rien. Il y avait même des brutes sveltes femelles. François aurait pu courir, il avait ses espadrilles, mais en jeans et avec un sac à dos, c'était moins tentant. Les jeans tendent à rester mouillés longtemps, et peut-être ferait-il froid une fois en haut...
Toujours en train de se justifier à lui-même, il arriva au téléphérique, en nage. Le temps de souffler 10 minutes, avant que la prochaine cabine ne parte vers le sommet, il prit quelques photos. Déjà on pouvait très bien voir la ville.
La montée dura à peine cinq minutes et se passa dans le silence le plus complet. François était seul passager et le cabinier (oui oui, tout à fait!) était un homme bourru qui n'avait pas l'air très engageant. De toute façon le paysage méritait toute l'attention qu'on pouvait lui donner. La montagne, pourtant pleine d'arbres, n'a presque pas de végétation. Tout ce qu'on voit, outre les arbres et arbustes, c'est de la roche blanche, en morceaux généralement. Une route se rend au sommet, ainsi qu'une foule de sentiers ou courent librement brutes sveltes sur pieds et sur roues. François avait chaud et se sentait résolument heureux d'avoir pris le téléphérique. Autrement dit, il essayait de se convaincre que c'est correct d'être paresseux...
Arrivé au sommet, toutefois, il se rendit compte qu'il avait bien fait de conserver ses énergies. La ville était là à ses pieds, et certes le panorama en valait la peine, mais c'est qu'une foule de sentiers se présentaient à lui. C'est que le Mont Faron n'est pas un bête cône, avec un tout petit sommet, que non! C'est un Massif en lui-même. Son sommet est long, large, plat et héberge une flore beaucoup plus élaborée que ses flancs, aux allures quasi-désertiques. C'est donc une marche en forêt, qui le mènera à différents sites et monuments, qui s'offrait à François. Le temps était superbe, il y avait de quoi boire et manger pas loin, l'occasion était trop belle!
François partit donc et prit une foule de petits chemins. Le premier d'entre eux le mena à la chapelle dédiée à Notre-Dame (attention la digression). C'est une ancienne poudrière en fait, que des généraux ont voulu convertir en un monument à Jeanne d'Arc après la Deuxième Guerre Mondiale. Jeanne d'Arc parce que c'est la vierge guerrière par excellence des français, et il fallait du guerrier parce que c'était avant tout pour les soldats qui sont tombés lors de la reprise de Toulon, vers la fin de la guerre. Apparemment les forces armées françaises s'en chargèrent elles-mêmes, mais elles eurent à livrer une rude au sommet du Faron où trônaient plusieurs installation militaires, dont plusieurs encore visibles. Donc, beaucoup de morts pour la patrie, et un besoin d'un endroit pour se recueillir et saluer leur courage. Le clergé de l'époque s'y opposa pour deux raisons, une d'entre elles un peu geek, l'autre plus populiste, toutes deux très sensées. La raison populiste était que pour rejoindre le cœur des habitants de la région, le sanctuaire devrait être dédié à la Bonne-Mère plutôt qu'à Jeanne d'Arc (attention ça dégresse dans la digression...)
Les Provençaux vouent en effet un culte bien spécial à la Vierge Marie, qu'ils appellent la Bonne Mère. Ce qui a trotté dans la tête de François durant son dernier séjour à Toulon, c'est la provenance de cette affection particulière. Sa théorie, nullement fondée, est qu'avant l'avènement du Christianisme, les peuples qui vivaient en Provence vouaient peut-être un culte à une Déesse Mère. Et quand d'un coup tout l'empire romain s'est christianisé, eh bien la Déesse est tout simplement restée en prenant un autre visage. Ce ne serait pas la première fois. Mais ce n'est qu'une théorie sans fondement. François espère un jour rencontrer un sage sur une montagne, ou dans un pub, et qu'il lui apprendra la vérité. (retour à la digression simple)
L'histoire du sanctuaire était chouette, la chapelle elle-même est impressionnante de l'extérieur vu qu'elle est creusée dans la roche. Mais l'intérieur est quelconque, si ce n'est pour les notes historiques qu'on y trouve. (fin de la digression)
Depuis la chapelle, François poursuivit sa route vers l'Est. Il ne lui fallut pas longtemps pour arriver au Zoo du Mont Faron, mais il poursuivit son chemin en se disant qu'il attendrait sa femme pour le visiter. Si jamais il le visite parce que franchement, vu de l'extérieur et des alentours, ce zoo ne payait pas de mine... Conseil : si jamais vous avez grand besoin d'un zoo pendant que vous êtes en Provence/Côte d'Azur, celui de Saint-Jean Cap Ferrat est définitivement celui qu'il vous faut. Gardez vos papiers dans une poche à bouton pression par contre, sous peine de vous les faire dérober par un lémure capitaliste. Bref, devant le zoo il y avait une pancarte indiquant un chemin qui se nommait Sommet du Faron. La question ne se posait pas vraiment.
La marche fut un peu plus longue, plus vigoureuse aussi, parce que François voulait arriver bien avant la joyeuse équipée de marcheurs qui avaient choisi cette journée pour randonner au sommet du Faron en groupe. Il connaissait leur existence pour avoir vu l'annonce de leur activité sur le web. Et ils étaient derrière lui, et il était hors de question qu'ils arrivassent en haut avant lui. Et puis, il avait besoin de se soulager, et il avait besoin d'une bonne longueur d'avance sur eux sous peine de se faire admirer le sac à dos pendant qu'il dispensait son Rayon d'Or à la nature. C'est le genre de miracle qu'on préfère que les gens imaginent. Il est important de croire sans voir.
L'arrivée au sommet se fait en sueur, mais autrement sans encombre. La vue était magnifique, même si un genre de smog semblait brouiller la ville au loin. Le panorama est littéralement circulaire, et le flanc nord du Faron, vertigineux. Perché au sommet, François était à 5 mètres d'une chute d'au moins 100 mètres, sans rambarde, sans filet en bas, sans coussin gonflable. Il se dit que des enfants ici devraient probablement être attachés à leurs parents...
Une fois la vue bien appréciée, le retour s'amorça, mais par un autre chemin. Un chemin qui conduisit François à flanc de ravin, la plupart du temps avec des murets, ce qui est une bonne chose car s'il n'est pas vraiment sujet au vertige, il n'est pas fou non plus. Ce chemin lui montra les ruines d'habitation datant probablement de la Seconde Guerre. Il le mena même à un fortin, de toute apparence inoccupé, mais à l'aspect effrayant. Toujours entier, sans aucun bris évident sur ses murs, un carré d'à peu près trente mètres de côté et de 5 mètres de hauteur de pierre grise, entouré de douves à sec. L'entrée était fermée d'une porte en métal peinte en vert, apparemment entrebâillée, et sur laquelle quelqu'un de sûrement très intelligent avait écrit les terrifiantes lettres SS à la peinture aérosol blanche. Semblable à un pont-levis, une plate-forme composée de poutres de bois permettait d'accéder à la porte. La peur au ventre, mais le cœur aux couilles, François avança sur le pont-levis, saisit la poignée, poussa la porte...
Qui ne bougea pas parce qu'elle était cadenassée. Ça ne mit pas fin au suspense de François tout de suite car il se demanda s'il ne descendrait pas dans les douves pour voir s'il n'y avait pas autre chose d'intéressant. Mais il décida que l'escalier qui descendait au fond des douves, 2 mètres plus bas, n'était vraiment pas en bon état, qu'il risquerait de s'effriter sous son poids et qu'il n'avait pas envie de croupir dans les douves d'un château alors qu'il n'y avait même pas de princesse à sauver.
Le sentier lui fit donc faire le tour du Faron, revenir au zoo, puis finalement au point de départ avec le monument aux soldats, le téléphérique et le resto-boutique de souvenirs. François eut soudain une envie folle de se faire arnaquer pour dîner, alors il alla au resto! Ah, mais tout compte fait, François sut apprécier la valeur d'un après-midi Provençal, qui tout bien pesé, valait très aisément la facture de 22 euros de sa salade, sa pinte de bière et son café. Plus d'une heure à profiter peinard du soleil sur la terrasse, à respirer l'odeur de la végétation qui s'étire après un long sommeil hivernal, à manger des olives en attendant sa verdure. La vraie belle vie!
Puis, lentement, il se leva, pris son sac, et partit faire ce qu'il fait avec plaisir à chaque journée qu'il passe à Toulon. Il alla retrouver sa femme.
SaFran, c'est Sarah-Catherine et son mari, François, qui ont décidé de se déraciner pour quelques temps et aller vivre une expérience de vie en France. Ici, ils racontent leur expérience, à travers leurs journées ordinaires et leurs voyages.
samedi 20 mars 2010
samedi 20 février 2010
Parenthèse: La Bretagne et la Neige
D'aucuns se sont sans doute bidonnés de savoir la France ainsi paralysée par 2 misérables centimètres de neige. Sarah et François ne se sont pas gênés pour trouver ça drôle non plus! Mais il n'y a pas eu à digresser longtemps pour comprendre le pourquoi du désarroi provoqué par ces chutes.
Premier point: les deux chute de neiges observées cette année à Nantes, de même que les fortes chutes de neige enregistrées plus au nord de la Bretagne, sont extrêmement rares. Même pour les deux petites averses à Nantes, les habitants affirment que c'est exceptionnel d'avoir de la neige deux fois en une année.
Second point: la conséquence la plus marquante d'une averse de neige à Nantes est la suivante: les gens arrivent au bureau avec deux, parfois trois heures de retard. Soit parce qu'ils ont été bloqués dans les bouchons où les voitures avancent micron par micron de peur de glisser, soit parce qu'ils sont partis de chez eux une fois que les bouchons se sont dissipés et que la neige est pratiquement fondue. L'autre conséquence est la hausse du chiffre d'affaires des garagistes et débosseleurs, quand les Français jugent que leur pare-choc est maintenant trop amoché pour avoir l'air d'un pare-choc, car c'est pratiquement la seule chose qui se produit sur les routes enneigées ici: des accrochages mineurs.
Donc, si on formule la proposition suivante: il neige en moyenne deux fois par année à Nantes et chaque fois les gens arrivent trois heures en retard au boulot, on déduit automatiquement que les gens 'perdent' six heures de boulot par année à cause de la neige, ponctuée d'une éventuelle petite bosse de plus sur leur voiture. De cette déduction, on peut sans doute évaluer un 'coût' pour la société d'une ou deux averses annuelles de neige et comparer ce coût à un investissement majeur de la part des municipalités dans des équipements de déneigement, et un autre de la part de la population entière pour éventuellement s'équiper de pneus d'hiver. Il ne faut pas la tête à Descartes (ils ne connaissent pas Papineau en France) pour se rendre compte que ça ne vaut pas la peine d'investir si gros pour le peu d'inconvénient occasionné...
Fin de la parenthèse.
Premier point: les deux chute de neiges observées cette année à Nantes, de même que les fortes chutes de neige enregistrées plus au nord de la Bretagne, sont extrêmement rares. Même pour les deux petites averses à Nantes, les habitants affirment que c'est exceptionnel d'avoir de la neige deux fois en une année.
Second point: la conséquence la plus marquante d'une averse de neige à Nantes est la suivante: les gens arrivent au bureau avec deux, parfois trois heures de retard. Soit parce qu'ils ont été bloqués dans les bouchons où les voitures avancent micron par micron de peur de glisser, soit parce qu'ils sont partis de chez eux une fois que les bouchons se sont dissipés et que la neige est pratiquement fondue. L'autre conséquence est la hausse du chiffre d'affaires des garagistes et débosseleurs, quand les Français jugent que leur pare-choc est maintenant trop amoché pour avoir l'air d'un pare-choc, car c'est pratiquement la seule chose qui se produit sur les routes enneigées ici: des accrochages mineurs.
Donc, si on formule la proposition suivante: il neige en moyenne deux fois par année à Nantes et chaque fois les gens arrivent trois heures en retard au boulot, on déduit automatiquement que les gens 'perdent' six heures de boulot par année à cause de la neige, ponctuée d'une éventuelle petite bosse de plus sur leur voiture. De cette déduction, on peut sans doute évaluer un 'coût' pour la société d'une ou deux averses annuelles de neige et comparer ce coût à un investissement majeur de la part des municipalités dans des équipements de déneigement, et un autre de la part de la population entière pour éventuellement s'équiper de pneus d'hiver. Il ne faut pas la tête à Descartes (ils ne connaissent pas Papineau en France) pour se rendre compte que ça ne vaut pas la peine d'investir si gros pour le peu d'inconvénient occasionné...
Fin de la parenthèse.
Le ciel de Bretagne
La Bretagne est un pays magnifique au ciel toujours changeant, imprévisible. Et même si les cartes de la République ont été tracées après la deuxième grande guerre pour placer Nantes dans la nouvelle région de Loire-Atlantique, tous les Nantais vous diront qu'ils font partie de la Bretagne.
Ainsi donc, le ciel de Bretagne, celui de Nantes et de Carquefou par la même occasion, fut pour le moins capricieux ces derniers temps. Mais s'il sait se montrer sombre un instant, il sait aussi briller d'un éclat qui ravit le coeur. Et il l'a rarement aussi bien démontré que jeudi dernier. François, en partant travailler, sort sous un ciel clair par endroits et gris par d'autres. Il est huit heures du matin, il fait soleil, il pleut, et l'ouest est décoré d'une arche multicolore. Ça donne le ton pour une journée tantôt froide, tantôt tiède, où se sont succédées averses, éclaircies, grêle et tonnerre. Malheureusement aucune photo ne fut prise sous le ciel étrange de cette journée. Il fallait être là pour la voir, la vivre.
Mais certains autres moments d'autres jours furent immortalisés. Ainsi, voici ce que la femme de François reçut en guise de carte pour sa fête :
Même si le décor de stationnement est plutôt quelconque, les nuances de rose, de bleu, violet et or ont séduit le coeur de l'homme qui n'avait qu'une envie, celle de partager ce moment avec sa femme. Disons que ça commence plutôt bien une journée.
Une journée que le ciel fit commencer un peu moins bien, par contre, fut le jeudi 11 février. Quelques flocons sans conséquence étaient tombés la veille, mais François et Sarah n'en faisaient guère de cas. Seulement, le matin suivant, deux à trois centimètres s'étaient accumulés au sol, et tout était recouvert d'une jolie couche blanche plutôt familière... mais ô combien déstabilisante pour le peuple français. Les voitures auraient avancé plus vite si leurs conducteurs en étaient sortis et les avait poussées! Et les bus, peureux et frileux, ne passaient pas... Voyant cela François partit travailler à pied, une marche d'environ deux miles dans la neige, avec les chaussures qu'il portait le jour de son mariage. D'ailleurs ceux qui le suivent sur twitter et facebook s'en souviennent peut-être. Mais malgré le froid qu'avait amené la neige et la couverture grise au-dessus, au-dessus des embouteillages se dressait malgré tout un portrait attrayant.
Ainsi donc, alors que François se retournait pour voir le chemin parcouru, un signe de ciel plus clément à venir se détachait à l'horizon, une ligne juste assez haute pour couvrir sous elle le symbole de Carquefou...
Ce symbole, François et Sarah l'admirent souvent. Il leur fait réaliser à quel point ils sont choyés d'avoir un milieu de vie aussi paisible, loin de la grande ville et du bruit. Voici le paysage que François a le bonheur d'admirer chaque matin qu'il part travailler, à moins que le brouillard soit trop intense, phénomène rare mais néanmoins tout à fait à la portée du ciel breton. Ajoutons-y un soupçon de lune...
Ainsi donc, le ciel de Bretagne, celui de Nantes et de Carquefou par la même occasion, fut pour le moins capricieux ces derniers temps. Mais s'il sait se montrer sombre un instant, il sait aussi briller d'un éclat qui ravit le coeur. Et il l'a rarement aussi bien démontré que jeudi dernier. François, en partant travailler, sort sous un ciel clair par endroits et gris par d'autres. Il est huit heures du matin, il fait soleil, il pleut, et l'ouest est décoré d'une arche multicolore. Ça donne le ton pour une journée tantôt froide, tantôt tiède, où se sont succédées averses, éclaircies, grêle et tonnerre. Malheureusement aucune photo ne fut prise sous le ciel étrange de cette journée. Il fallait être là pour la voir, la vivre.
Mais certains autres moments d'autres jours furent immortalisés. Ainsi, voici ce que la femme de François reçut en guise de carte pour sa fête :
Même si le décor de stationnement est plutôt quelconque, les nuances de rose, de bleu, violet et or ont séduit le coeur de l'homme qui n'avait qu'une envie, celle de partager ce moment avec sa femme. Disons que ça commence plutôt bien une journée.
Une journée que le ciel fit commencer un peu moins bien, par contre, fut le jeudi 11 février. Quelques flocons sans conséquence étaient tombés la veille, mais François et Sarah n'en faisaient guère de cas. Seulement, le matin suivant, deux à trois centimètres s'étaient accumulés au sol, et tout était recouvert d'une jolie couche blanche plutôt familière... mais ô combien déstabilisante pour le peuple français. Les voitures auraient avancé plus vite si leurs conducteurs en étaient sortis et les avait poussées! Et les bus, peureux et frileux, ne passaient pas... Voyant cela François partit travailler à pied, une marche d'environ deux miles dans la neige, avec les chaussures qu'il portait le jour de son mariage. D'ailleurs ceux qui le suivent sur twitter et facebook s'en souviennent peut-être. Mais malgré le froid qu'avait amené la neige et la couverture grise au-dessus, au-dessus des embouteillages se dressait malgré tout un portrait attrayant.
Ainsi donc, alors que François se retournait pour voir le chemin parcouru, un signe de ciel plus clément à venir se détachait à l'horizon, une ligne juste assez haute pour couvrir sous elle le symbole de Carquefou...
Ce symbole, François et Sarah l'admirent souvent. Il leur fait réaliser à quel point ils sont choyés d'avoir un milieu de vie aussi paisible, loin de la grande ville et du bruit. Voici le paysage que François a le bonheur d'admirer chaque matin qu'il part travailler, à moins que le brouillard soit trop intense, phénomène rare mais néanmoins tout à fait à la portée du ciel breton. Ajoutons-y un soupçon de lune...
mercredi 3 février 2010
Le Mont-Tombe...
Sur cette photo, on peut voir que le soleil a illuminé cette journée au Mont St-Michel. Toutefois, qui dit soleil, ne dit pas nécessairement chaleur... Il faisait froid! La tuque et les gants étaient donc les bienvenus, même si les parents de François, encore habitués au froid sibérien québécois, n'en portent pas ici!
Voici des vues toutes plus superbes les unes que les autres... Mais imaginez en vrai!
Rappelez-vous aussi que cet endroit grandiose n'est qu'à 1h30 de voiture de chez nous (merci Pierre et Renée pour le lift)! Voilà donc une excellente raison de plus de venir nous rendre visite!
Cette vue du bas de la chapelle rappelle le nom précédent du Mont-St-Michel, avant la construction de l'abbaye et de la chapelle: le Mont Tombe. Non pas parce que quelqu'un y était enterré, mais bien pour décrire la chute du haut de cette paroi escarpée.
Une "triste" vue sur la mer, vers l'Est...
Parlons ici de la marée. Elle est particulière à ce haut lieu: lorsqu'elle monte, la légende veut qu'elle soit plus rapide qu'un cheval au galop, ce qui ferait qu'aucun vaillant cavalier ne peut regagner la terre ferme par-delà le Mont si la mer est déjà à ses pieds. À marée haute, le Mont-St-Michel devenait donc une île. Devenait car avec les dernières années et la construction de la route vers la presqu'île, des sédiments se sont amassés en quantité suffisante pour relier de façon permanente le Mont à la terre ferme. D'énormes efforts de génie humain sont à l'œuvre pour ramener le bassin hydrologique à son état précédent, et ainsi préserver le caractère unique de l'endroit. Montons un peu plus haut dans l'île et commençons la visite de la chapelle proprement dite...
Tout le complexe est un mélange d'architecture de diverses époques mais qui forment un tout cohérent.
Ici, la façade, bordée d'un escalier que nous gravissons, armés de nos audio-guides qui nous apprennent plein de choses oubliées depuis lors... Une bribe reste: l'oratoire est dédié à l'archange St-Michel et a été érigé originalement en 710 à cause d'un rêve fait trois fois par l'évêque d'Avranches, qui s'est réveillé marqué du doigt de Saint-Michel dans le front. Investi de sainte mission, il fit faire au sommet du Mont-Tombe une réplique du Mont-Gargan en Italie, également dédié à Saint-Michel.
Quelques points de vue pittoresques depuis ce qu'on pourrait appeler le parvis de l'Oratoire...
L'abbaye, juste à côté de l'Oratoire, est un bijou d'architecture, et tout dans la conception de sa cour intérieure invite au recueillement, à la réflexion, et au calme. Tout sauf les 200 touristes qui se promènent avec leurs écouteurs de visite guidée électronique...
L'abbaye et l'oratoire renferment encore bien des mystères, mais il faut aller y vivre un instant pour concevoir la grandeur du lieu, du Haut Lieu qui porte ici aussi bien son nom au sens figuré que littéral. Et les quelques photos montrées ici, les moins manquées, rendent mal justice à ce monument dédié à Dieu et à Saint-Michel, le général de ses armées...
Sarah et François retourneront assurément là-bas.
dimanche 27 décembre 2009
Parce que c'est bien d'étaler notre bonheur, parfois...
Voici ce que Sarah-Catherine et François vont déguster ce soir. Ça s'appelle une bûchette. C'est plein de chocolat. Ça va être bon.
Pour déjeûner demain matin, il y a croissant aux amandes et nature, mais ça c'est comme d'habitude...
Pour déjeûner demain matin, il y a croissant aux amandes et nature, mais ça c'est comme d'habitude...
Voyage au Centre du Triskell
Pour voir et comprendre ce qu'est un triskell, symbole celte par excellence, allez ici.
Mais qu'est-ce qu'un couple épuisé par un week-end éreintant dans une des villes les moins jolies de la France peut bien avoir envie de faire le week-end suivant? Voyager, bien sûr! Mais, soucieux de se faire plaisir, de ne pas perdre trop de temps à se déplacer, et surtout de découvrir leur coin de pays, ils choisissent la région magique de Brocéliande.
Située à quelques dizaines de kilomètres à l'Ouest de Rennes, métropole de la Bretagne, la Brocéliande est une région encore très boisée, une des plus anciennes de France pourrait-on dire. Plusieurs auteurs du moyen âge y situent certains événements qui font partie de la complexe tapisserie de la légende arthurienne. On y trouve notamment, le Val sans Retour, le Pont du Secret, la Fontaine de Barenton et le tombeau de Merlin. C'est donc plein d'enthousiasme et le coeur à la magie que Sarah et François se rendent à Nantes de bon matin pour louer une voiture et prennent la route de Rennes pour se rendre au pays des lutins, des fées et des légendes à moitié oubliées...
La première chose que l'on peut dire, c'est que la Bretagne est belle. Le chemin entre Nantes et Rennes est parsemé de champs ou paissent vaches, moutons et chevaux, au vif plaisir de Sarah-Catherine, renouvelé à chaque troupeau croisé.
Le soleil au rendez-vous et la radio française tellement ringarde qu'elle en est drôle agrémentent la route et font filer le temps comme l'éclair. Avant 10h, les tourtereaux arrivent à leur gîte, au Pont du Secret...
Déjà, le lieu a de quoi enchanter! Pour ajouter au caractère magique de l'endroit, la gentille dame qui tient le gîte et son mari sont des guérisseurs qui travaillent avec les produits de la nature et l'énergie vitale. La maison est accueillante, une immense chaumière ornée de volets bleus avec des plafonds bas au rez-de-chaussée. Notre chambre, dénommée 'Merlin et Viviane', est très grande, avec salle de bain privée attenante. Derrière la maison, un grand terrain à moitié déboisé, à moitié peuplé par de grands conifères couverts de vignes. Dans l'arrière-cour trônent deux maisonnettes, dédiées à des soins médicinaux. Ce voyage commence drôlement bien, Sarah et François sont réellement emballés!
Munis d'une carte des environs indiquant le parcours touristique de la Brocéliande, ils se rendent d'abord à Plélan Le-Grand, question de manger un morceau et ramasser quelques provisions. Et quel festin! Au petit marché du centre-ville, le boucher fait ses propres saucisses, qu'il grille sur un BBQ en pleine rue et vend comme des hots dogs enrobés dans des galettes de sarrasin, qu'ils appellent ici blé noir. Sarah en fait presque une indigestion, François en redemande...
Ensuite, après une ballade en auto de 25 minutes, arrivée au Val sans Retour. Rien de très 'magique', mais un beau site néanmoins. On y trouve l'Arbre d'Or, pas très légendaire mais très artistique, monument érigé suite à un incendie il y a environ 50 ans.
Il y avait aussi là le Miroir aux Fées, qu'on appelle au Québec un lac...
Pour la petite histoire quand même, le Val sans Retour doit son nom à Morgane la fée, demi-sœur du roi Arthur qui, trahie par son amant, décida de retenir prisonniers dans ce val tous les chevaliers infidèles. Seul le chevalier Lancelot, fidèle à la reine Guenièvre, put rompre l’enchantement, échapper au sortilège et délivrer les chevaliers... Merci wikipedia. D'ailleurs l'article sur la Brocéliande y est très intéressant...
Ensuite, promenade à Tréhorenteuc, petit village très pittoresque situé juste à côté du Val, où on trouve une très ancienne chapelle tellement truffée de symboles que François a acheté le livre-guide, intéressé d'en savoir plus.
Bien sûr, il ne l'a pas ouvert depuis qu'il est sorti de la chapelle. Le village de Tréhorenteuc est très pittoresque, en maisons toutes bâties de petites pierre brunâtres, malheureusement la promenade au village est écourtée par la pluie, qui se manifeste de temps en temps depuis le début de l'après-midi. François et Sarah reprennent donc la route.
Se déplacer d'un endroit à l'autre est un réel plaisir pour les yeux. Les champs et les forêts qui bordent la petite route départementale sont toujours verts et les arbres n'ont pas tous perdu leurs feuilles. Bien sûr aussi, les animaux sont chose commune...
La journée de visite fut complétée par un arrêt rapide sur un site néolithique -plein de roches enlignées les unes sur les autres depuis très longtemps, avec bien sûr une autre légende pou expliquer tout ça: une bande de moines qui pensaient que seul l'habit les faisait moines menaient une vie de débauche dans le monastère, et un jour ils ont été changés en pierre.
Le dernier détour de la journée, avant de rentrer au gîte pour ensuite découvrir que restaurant-bar n'est pas nécessairement un nom garant de repas à prix raisonnable mais peut aussi faire office de lieu gastronomique dispendieux, fut le Chêne Guillotin. Celui-ci vaut quelques images, enfin, il en fallait quelques unes pour en faire le tour.
Cet arbre à la dégaine parfois incertaine a presque 1000 ans. Sarah et François lui firent tous deux un petit colleux, et ils pensèrent avec émerveillement à toute l'Histoire que ce chêne avait traversé...
Le lendemain, après une nuit pénible pour Sarah qui semblait commencer une grippe musculaire, les tourtereaux dirent adieu à leurs hôtes en leur promettant presque de revenir. Le site est magnifique, les victuailles du petit-déjeûner étaient simples mais saines, et les gens rencontrés là y sont tout à fait charmants! Avant de quitter la Brocéliande, toutefois, il reste quelques endroits à visiter et il faut en profiter car la matinée est radieuse.
C'est donc plein d'entrain que Sarah et François se dirigent à la Fontaine de Barenton. Cette fontaine légendaire a le pouvoir de déclencher les tempêtes... Eh bien, quelqu'un en sérieux manque de pluie y a sans doute touché avant que le couple arrive parce que rendu au parking sur le bord du sentier de 1,5 km menant à ladite fontaine, il s'est mis à tomber des cordes! Plus que ça, il s'est mis à grêler! 15 minutes plus tard, la tourmente se calmant un peu, les deux aventuriers décident de partir dans le chemin, mais il recommence à pleuvoir rendu à 400m de la voiture. Pas beaucoup, juste assez pour les décourager. Déçus ils virent de bord, mais savent déjà qu'ils y reviendront.
Dernière étape cruciale de ce voyage: le Tombeau de Merlin et la Fontaine de Jouvence. Ce dernier nom fait rêver. Tous les Nivéa et L'Oréal de ce monde diraient aux gens que leurs produits sont faits à partir de l'eau de cette fontaine s'ils le pouvaient... En fait l'histoire de la fontaine est un peu banale, quand on s'y arrête. Cela dit, Sarah et François ne sont même pas sûrs de l'avoir vue, ou alors elle était recouverte d'une dalle... Quand au tombeau de Merlin, eh bien une image vaut mille mots.
Voilà donc la Terre de Brocéliande. Un petit conseil pour tous les aventuriers qui seraient tentés d'y mettre les pieds: testez vos chaussures de marches avant d'y aller. Prenez idéalement des bottes, car la boue n'est pas rare, en fait.
Oh, bien sûr, même les textes anciens issus de la sagesse du monde, comme Wii-Kii Pèdh' Iya, se perdent en conjectures à savoir quels ahuris ont bien pu associer la Brecheliant des légendes arthuriennes à ce bout de forêt française. Et bien sûr on retrace quelques hommes probablement soucieux de faire mousser le tourisme dans leur région qui ont du jour au lendemain clâmé que ce petit vallon était le Val Sans Retour, et ainsi de suite. Dans la même veine, notons qu'une région a besoin de se développer économiquement, ici comme ailleurs. Même que certaines régions n'hésitent pas à ramener certaines légendes mortes à la vie pour raviver l'intérêt et des habitants et des visiteurs afin qu'ils oublient que tout ce qu'ils font en réalité de leur vie c'est métro-boulot-dodo. Pour certaines régions, cette légende prend la forme d'une équipe de hockey (héhéhé). Pour un petit coin de la Bretagne, ce sont les magiciens et les chevaliers.
Comme il est commode d'oublier un instant les soucis du jours pour aller vivre dans un conte...
Mais qu'est-ce qu'un couple épuisé par un week-end éreintant dans une des villes les moins jolies de la France peut bien avoir envie de faire le week-end suivant? Voyager, bien sûr! Mais, soucieux de se faire plaisir, de ne pas perdre trop de temps à se déplacer, et surtout de découvrir leur coin de pays, ils choisissent la région magique de Brocéliande.
Située à quelques dizaines de kilomètres à l'Ouest de Rennes, métropole de la Bretagne, la Brocéliande est une région encore très boisée, une des plus anciennes de France pourrait-on dire. Plusieurs auteurs du moyen âge y situent certains événements qui font partie de la complexe tapisserie de la légende arthurienne. On y trouve notamment, le Val sans Retour, le Pont du Secret, la Fontaine de Barenton et le tombeau de Merlin. C'est donc plein d'enthousiasme et le coeur à la magie que Sarah et François se rendent à Nantes de bon matin pour louer une voiture et prennent la route de Rennes pour se rendre au pays des lutins, des fées et des légendes à moitié oubliées...
La première chose que l'on peut dire, c'est que la Bretagne est belle. Le chemin entre Nantes et Rennes est parsemé de champs ou paissent vaches, moutons et chevaux, au vif plaisir de Sarah-Catherine, renouvelé à chaque troupeau croisé.
Le soleil au rendez-vous et la radio française tellement ringarde qu'elle en est drôle agrémentent la route et font filer le temps comme l'éclair. Avant 10h, les tourtereaux arrivent à leur gîte, au Pont du Secret...
Déjà, le lieu a de quoi enchanter! Pour ajouter au caractère magique de l'endroit, la gentille dame qui tient le gîte et son mari sont des guérisseurs qui travaillent avec les produits de la nature et l'énergie vitale. La maison est accueillante, une immense chaumière ornée de volets bleus avec des plafonds bas au rez-de-chaussée. Notre chambre, dénommée 'Merlin et Viviane', est très grande, avec salle de bain privée attenante. Derrière la maison, un grand terrain à moitié déboisé, à moitié peuplé par de grands conifères couverts de vignes. Dans l'arrière-cour trônent deux maisonnettes, dédiées à des soins médicinaux. Ce voyage commence drôlement bien, Sarah et François sont réellement emballés!
Munis d'une carte des environs indiquant le parcours touristique de la Brocéliande, ils se rendent d'abord à Plélan Le-Grand, question de manger un morceau et ramasser quelques provisions. Et quel festin! Au petit marché du centre-ville, le boucher fait ses propres saucisses, qu'il grille sur un BBQ en pleine rue et vend comme des hots dogs enrobés dans des galettes de sarrasin, qu'ils appellent ici blé noir. Sarah en fait presque une indigestion, François en redemande...
Ensuite, après une ballade en auto de 25 minutes, arrivée au Val sans Retour. Rien de très 'magique', mais un beau site néanmoins. On y trouve l'Arbre d'Or, pas très légendaire mais très artistique, monument érigé suite à un incendie il y a environ 50 ans.
Il y avait aussi là le Miroir aux Fées, qu'on appelle au Québec un lac...
Pour la petite histoire quand même, le Val sans Retour doit son nom à Morgane la fée, demi-sœur du roi Arthur qui, trahie par son amant, décida de retenir prisonniers dans ce val tous les chevaliers infidèles. Seul le chevalier Lancelot, fidèle à la reine Guenièvre, put rompre l’enchantement, échapper au sortilège et délivrer les chevaliers... Merci wikipedia. D'ailleurs l'article sur la Brocéliande y est très intéressant...
Ensuite, promenade à Tréhorenteuc, petit village très pittoresque situé juste à côté du Val, où on trouve une très ancienne chapelle tellement truffée de symboles que François a acheté le livre-guide, intéressé d'en savoir plus.
Bien sûr, il ne l'a pas ouvert depuis qu'il est sorti de la chapelle. Le village de Tréhorenteuc est très pittoresque, en maisons toutes bâties de petites pierre brunâtres, malheureusement la promenade au village est écourtée par la pluie, qui se manifeste de temps en temps depuis le début de l'après-midi. François et Sarah reprennent donc la route.
Se déplacer d'un endroit à l'autre est un réel plaisir pour les yeux. Les champs et les forêts qui bordent la petite route départementale sont toujours verts et les arbres n'ont pas tous perdu leurs feuilles. Bien sûr aussi, les animaux sont chose commune...
La journée de visite fut complétée par un arrêt rapide sur un site néolithique -plein de roches enlignées les unes sur les autres depuis très longtemps, avec bien sûr une autre légende pou expliquer tout ça: une bande de moines qui pensaient que seul l'habit les faisait moines menaient une vie de débauche dans le monastère, et un jour ils ont été changés en pierre.
Le dernier détour de la journée, avant de rentrer au gîte pour ensuite découvrir que restaurant-bar n'est pas nécessairement un nom garant de repas à prix raisonnable mais peut aussi faire office de lieu gastronomique dispendieux, fut le Chêne Guillotin. Celui-ci vaut quelques images, enfin, il en fallait quelques unes pour en faire le tour.
Cet arbre à la dégaine parfois incertaine a presque 1000 ans. Sarah et François lui firent tous deux un petit colleux, et ils pensèrent avec émerveillement à toute l'Histoire que ce chêne avait traversé...
Le lendemain, après une nuit pénible pour Sarah qui semblait commencer une grippe musculaire, les tourtereaux dirent adieu à leurs hôtes en leur promettant presque de revenir. Le site est magnifique, les victuailles du petit-déjeûner étaient simples mais saines, et les gens rencontrés là y sont tout à fait charmants! Avant de quitter la Brocéliande, toutefois, il reste quelques endroits à visiter et il faut en profiter car la matinée est radieuse.
C'est donc plein d'entrain que Sarah et François se dirigent à la Fontaine de Barenton. Cette fontaine légendaire a le pouvoir de déclencher les tempêtes... Eh bien, quelqu'un en sérieux manque de pluie y a sans doute touché avant que le couple arrive parce que rendu au parking sur le bord du sentier de 1,5 km menant à ladite fontaine, il s'est mis à tomber des cordes! Plus que ça, il s'est mis à grêler! 15 minutes plus tard, la tourmente se calmant un peu, les deux aventuriers décident de partir dans le chemin, mais il recommence à pleuvoir rendu à 400m de la voiture. Pas beaucoup, juste assez pour les décourager. Déçus ils virent de bord, mais savent déjà qu'ils y reviendront.
Dernière étape cruciale de ce voyage: le Tombeau de Merlin et la Fontaine de Jouvence. Ce dernier nom fait rêver. Tous les Nivéa et L'Oréal de ce monde diraient aux gens que leurs produits sont faits à partir de l'eau de cette fontaine s'ils le pouvaient... En fait l'histoire de la fontaine est un peu banale, quand on s'y arrête. Cela dit, Sarah et François ne sont même pas sûrs de l'avoir vue, ou alors elle était recouverte d'une dalle... Quand au tombeau de Merlin, eh bien une image vaut mille mots.
Voilà donc la Terre de Brocéliande. Un petit conseil pour tous les aventuriers qui seraient tentés d'y mettre les pieds: testez vos chaussures de marches avant d'y aller. Prenez idéalement des bottes, car la boue n'est pas rare, en fait.
Oh, bien sûr, même les textes anciens issus de la sagesse du monde, comme Wii-Kii Pèdh' Iya, se perdent en conjectures à savoir quels ahuris ont bien pu associer la Brecheliant des légendes arthuriennes à ce bout de forêt française. Et bien sûr on retrace quelques hommes probablement soucieux de faire mousser le tourisme dans leur région qui ont du jour au lendemain clâmé que ce petit vallon était le Val Sans Retour, et ainsi de suite. Dans la même veine, notons qu'une région a besoin de se développer économiquement, ici comme ailleurs. Même que certaines régions n'hésitent pas à ramener certaines légendes mortes à la vie pour raviver l'intérêt et des habitants et des visiteurs afin qu'ils oublient que tout ce qu'ils font en réalité de leur vie c'est métro-boulot-dodo. Pour certaines régions, cette légende prend la forme d'une équipe de hockey (héhéhé). Pour un petit coin de la Bretagne, ce sont les magiciens et les chevaliers.
Comme il est commode d'oublier un instant les soucis du jours pour aller vivre dans un conte...
dimanche 6 décembre 2009
Retour à l'édition
Les dernières semaines ayant été très chargées, les tourtereaux se sont trouvés à mal au niveau temporel pour enregistrer leurs exploits épiques... Et puis avouons-le, le dernier message portant sur leur appartement carquefolien (vraie dénomination) comportait assez de nouvelles choc pour que cela requiert de laisser aux éventuels lecteurs (ou au singulier, ou au non-existant) quelques temps pour en absorber l'impact foudroyant.
Il y a 3 semaines environ, Sarah et François se rendirent à Toulon, lieu de formation en danse-thérapie de cette première. L'aller en TGV ne fut pas très long, du moins si l'on compare ces sept heures de voyage aux treize heures du retour. Cependant un léger manque d'organisation rendit l'hôtel plutôt difficile à trouver. Mais Sarah, toujours débrouillarde et pas gênée, a demandé à une dame dans l'autobus où il se trouvait. Génial, on était dans le bon bus et on débarquerait au même arrêt qu'elle. Elle nous montra donc le chemin, et nous laisse lorsqu'on arrive à la hauteur de sa maison, où elle nous invite pour la soirée. Sarah lui serre la main et lui demande son nom... et là la dame hésite: "Euh... Brigitte", répond-elle, les joues cramoisies. En repartant de là, Sarah regarde François et dit "Moi là... non, je trouve ça louche." François aussi trouvait ça louche.
On peut ici apercevoir les montagnes, visibles depuis à peu près n'importe où dans Toulon et les environs...
À peine arrivés à l'hôtel, qui avait l'air un peu moche mais avait quand même des draps propres, la dame louche appelle et demande à nous parler. Comble de loucheté, elle donne cette fois un autre nom à Sarah : "Oui, bonjour c'est Marie, on s'est croisés dans l'autobus." Sarah lui rappelle qu'elle avait dit Brigitte : "Oui, en fait mon nom c'est Brigitte-Marie". Ahem. Beaucoup trop louche. Sur le fait Sarah ment habilement : "Finalement, attendez-nous pas ce soir, un couple d'amis à nous sont venus nous rejoindre à l'hôtel, et nous passons la soirée avec eux". Le dicton éternel dit que les meilleurs mensonges sont ceux qui se rapprochent de la réalité, et c'était un peu le cas ici: Valérie et Éric, alias ValÉric, couple de bons amis de Québec, se trouvaient à ce moment à quelques centaines à peine, dans l'appartement paradisiaque de Villefranche-sur-mer. Les deux couples auraient bien aimé se voir ce week-end-là, cependant un horaire chargé et des billets de train plutôt chers ont rendu la chose difficile...
Après avoir fini leur badtrip de se demander quel était le problème de la dame et de ruminer sur le fait qu'elle savait où ils logeaient et où Sarah suivrait sa formation, il était déjà tard dans la soirée et les amoureux s'endormirent grâce à une dose massive de NCIS, passés en rafale à coups de trois sur TF1.
Le lendemain, Sarah est reconduite par François à sa salle de danse, située à 10 minutes à pied de l'hôtel. L'hôtel et la salle, il faut le préciser, ne sont pas située à Toulon même, mais à La Valette du Var, qui constitue la proche banlieue de Toulon. Et déjà que Toulon, malgré quelques bâtiments pittoresques et un environnement entre mer et montagne superbe, n'est pas très jolie, la Valette constitue une banlieue industrielle et commerciale de Toulon. Entrepôts, magasins à rabais, grosses artères remplies de circulation...
François parcourut néanmoins les environs durant la journée de samedi, où il monta le plus haut qu'il pouvait dans les montagnes au nord par les quartiers résidentiels...
...puis dénicha un parc au sud avec vue sur la banlieue de La Garde et une parcelle de Méditerrannée...
...et trouva finalement en après-midi un centre d'achat plutôt bien, où il acheta les outils nécessaires à la poursuite du séjour en France: des cartes et un guide du Routard de la Bretagne Sud. En lisant cet ouvrage dans une brasserie, attendant que sa douce termine sa journée, il fut pris d'un mal du pays un peu déconcertant. En lisant sur la Bretagne, il s'aperçut que le pays qu'il avait quitté il y a à peine deux jours lui manquait, qu'il se sentait déjà chez lui à Nantes, et qu'il avait hâte d'y retourner et de la découvrir davantage, elle et ses environs.
Sarah, pendant ce temps, se formait, ou plutôt se déformait... C'est-à-dire qu'elle commençait un apprentissage tout à fait marginal d'une méthode thérapeutique qui allait lui profiter à elle avant qu'à de futurs patient(e)s. Nous disons ici "se déformait" car, implicitement, le programme propose de désapprendre les anciens acquis. Ce qui importe, en danse-thérapie, ce n'est pas de chorégraphier des mouvements à la perfection ; c'est de laisser aller le corps à s'exprimer dans des mouvements spontanés et vrais. Cette première fin de semaine fut une réelle révélation pour Sarah-Catherine qui eut la véritable impression d'avoir fait le bon choix en envoyant sa candidature à l'Institut Profac. Toutes ces démarches d'expatriation n'avaient donc pas été réalisées en vain! Imaginez quelle aurait été la déception d'amorcer une formation d'un an qui n'aurait pu répondre aux aspirations de sa candidate! Fort heureusement, à la grande joie de Sarah, le groupe est génial et la formatrice aussi. Les membres du groupe sont toutes des femmes âgées entre 25 et 50 ans, lesquelles ont toutes des expériences de vie absolument différentes, mais toutes aussi riches. Les journées de formation passent très vite et sont exigeantes sur le plan psychologique. À travers des exercices (des expérienciels), nous nous trouvons constamment amenées à découvrir de nouveaux aspects de nous-mêmes. La confrontation est au rendez-vous, à travers des exercices toujours en mouvements, réalisés très souvent en deux-par-deux, ou en groupe. La formation est abordée dans un cadre psychanalytique et donc, les apprentissages qui en découlent rejoignent les théories Freudiennes concernant le conflit, les résistances, le vécu intrapsychique, le refoulement, les réalités et univers de la psyché humaine. À la fin de sa première journée de formation, Sarah est complètement crevée, mais satisfaite et très curieuse de la suite des choses. La hâte de poursuivre la fait vibrer intérieurement. C'est un sentiment on ne peut plus agréable.
Dimanche se déroula semble-t-il plus vite. François découvrit un quartier plus sympathique de la Valette, le coeur de ce qui autrefois était une petite ville typiquement française, avec ses rues étroites bordées de bâtiments de 2 étages serrés, ses petits commerces et ses arbres âgés... mais tout ça ne fut qu'en attendant le bus pour aller visiter Toulon, ce qui laisse place à davantage de visites des environs la prochaine fois. Toulon, ainsi qu'il l'a déjà été mentionné, n'est pas particulièrement jolie, tous les Français qui ne sont pas de là vous le diront. Tout de même, François vit au milieu des rues sales et du béton lourd quelques jolis bâtiments, un très beau parc et finalement alla s'enfermer au Musée de la Marine pour une bonne partie de la journée. Le musée n'était pas très grand mais renfermait quantité d'informations sur les bateaux de tous les âges et la vie de Toulon à d'autres époques.
La visite à Toulon se finit à côté du musée, sur une promenade bordant la mer et très touristique avec des magasins de souvenirs, et des petits cafés, où il fit bon boire une bière et déguster une salade. Et comme pour faire contrepoids aux commentaires peu élogieux de l'esthétique de Toulon, François fit la connaissance d'une dame âgée habitant à Dunquerque, dans la région côtière la plus au nord de la France, et qui visitait Toulon avec l'intention de venir s'y installer, malgré toutes les objections de ses proches et amis. Pour finir de la rendre sympathique, cette dame avait un fils qui avait étudié à Vancouver et n'ayant pu rester au Canada après sa diplomation, vivait maintenant en Nouvelle-Zélande.
Fin de journée, François retourna rejoindre Sarah, maintenant épuisée d'avoir passé par toute la gamme des émotions ce jour-là. Ils revinrent à Toulon où ils passèrent tant bien que mal les heures avant le départ en train de nuit. Ce fut une expérience. Pas nécessairement à ne jamais répéter... mais pas loin! En montant à bord du wagon, Sarah eut un petit traumatisme en voyant la cabine ultra-exigüe contenant deux rangées de trois lits installés un par-dessus l'autre (Imaginez deux pieds vous séparant du lit supérieur). Une fois le choc passé, assez étonnamment les deux amoureux dormirent assez bien.
Par contre le sens de l'équilibre fut mis à rude épreuve le lendemain. C'est ce qui arrive après avoir passé plus de douze heures dans un véhicule qui ballotte, tourne, accélère et freine. François s'est senti étourdi toute la journée suivante, comme si son corps n'avait pas quitté le train.
La formation se poursuit maintenant dans une semaine, et cette fois, Sarah et François ont déniché un transporteur aérien "low-cost": le fabuleux Ryan-Air, qui permettra de faire Nantes-Marseille en 1h15, à un coût trois fois moindre que le train. Trouvez l'erreur.
Il y a 3 semaines environ, Sarah et François se rendirent à Toulon, lieu de formation en danse-thérapie de cette première. L'aller en TGV ne fut pas très long, du moins si l'on compare ces sept heures de voyage aux treize heures du retour. Cependant un léger manque d'organisation rendit l'hôtel plutôt difficile à trouver. Mais Sarah, toujours débrouillarde et pas gênée, a demandé à une dame dans l'autobus où il se trouvait. Génial, on était dans le bon bus et on débarquerait au même arrêt qu'elle. Elle nous montra donc le chemin, et nous laisse lorsqu'on arrive à la hauteur de sa maison, où elle nous invite pour la soirée. Sarah lui serre la main et lui demande son nom... et là la dame hésite: "Euh... Brigitte", répond-elle, les joues cramoisies. En repartant de là, Sarah regarde François et dit "Moi là... non, je trouve ça louche." François aussi trouvait ça louche.
On peut ici apercevoir les montagnes, visibles depuis à peu près n'importe où dans Toulon et les environs...
À peine arrivés à l'hôtel, qui avait l'air un peu moche mais avait quand même des draps propres, la dame louche appelle et demande à nous parler. Comble de loucheté, elle donne cette fois un autre nom à Sarah : "Oui, bonjour c'est Marie, on s'est croisés dans l'autobus." Sarah lui rappelle qu'elle avait dit Brigitte : "Oui, en fait mon nom c'est Brigitte-Marie". Ahem. Beaucoup trop louche. Sur le fait Sarah ment habilement : "Finalement, attendez-nous pas ce soir, un couple d'amis à nous sont venus nous rejoindre à l'hôtel, et nous passons la soirée avec eux". Le dicton éternel dit que les meilleurs mensonges sont ceux qui se rapprochent de la réalité, et c'était un peu le cas ici: Valérie et Éric, alias ValÉric, couple de bons amis de Québec, se trouvaient à ce moment à quelques centaines à peine, dans l'appartement paradisiaque de Villefranche-sur-mer. Les deux couples auraient bien aimé se voir ce week-end-là, cependant un horaire chargé et des billets de train plutôt chers ont rendu la chose difficile...
Après avoir fini leur badtrip de se demander quel était le problème de la dame et de ruminer sur le fait qu'elle savait où ils logeaient et où Sarah suivrait sa formation, il était déjà tard dans la soirée et les amoureux s'endormirent grâce à une dose massive de NCIS, passés en rafale à coups de trois sur TF1.
Le lendemain, Sarah est reconduite par François à sa salle de danse, située à 10 minutes à pied de l'hôtel. L'hôtel et la salle, il faut le préciser, ne sont pas située à Toulon même, mais à La Valette du Var, qui constitue la proche banlieue de Toulon. Et déjà que Toulon, malgré quelques bâtiments pittoresques et un environnement entre mer et montagne superbe, n'est pas très jolie, la Valette constitue une banlieue industrielle et commerciale de Toulon. Entrepôts, magasins à rabais, grosses artères remplies de circulation...
François parcourut néanmoins les environs durant la journée de samedi, où il monta le plus haut qu'il pouvait dans les montagnes au nord par les quartiers résidentiels...
...puis dénicha un parc au sud avec vue sur la banlieue de La Garde et une parcelle de Méditerrannée...
...et trouva finalement en après-midi un centre d'achat plutôt bien, où il acheta les outils nécessaires à la poursuite du séjour en France: des cartes et un guide du Routard de la Bretagne Sud. En lisant cet ouvrage dans une brasserie, attendant que sa douce termine sa journée, il fut pris d'un mal du pays un peu déconcertant. En lisant sur la Bretagne, il s'aperçut que le pays qu'il avait quitté il y a à peine deux jours lui manquait, qu'il se sentait déjà chez lui à Nantes, et qu'il avait hâte d'y retourner et de la découvrir davantage, elle et ses environs.
Sarah, pendant ce temps, se formait, ou plutôt se déformait... C'est-à-dire qu'elle commençait un apprentissage tout à fait marginal d'une méthode thérapeutique qui allait lui profiter à elle avant qu'à de futurs patient(e)s. Nous disons ici "se déformait" car, implicitement, le programme propose de désapprendre les anciens acquis. Ce qui importe, en danse-thérapie, ce n'est pas de chorégraphier des mouvements à la perfection ; c'est de laisser aller le corps à s'exprimer dans des mouvements spontanés et vrais. Cette première fin de semaine fut une réelle révélation pour Sarah-Catherine qui eut la véritable impression d'avoir fait le bon choix en envoyant sa candidature à l'Institut Profac. Toutes ces démarches d'expatriation n'avaient donc pas été réalisées en vain! Imaginez quelle aurait été la déception d'amorcer une formation d'un an qui n'aurait pu répondre aux aspirations de sa candidate! Fort heureusement, à la grande joie de Sarah, le groupe est génial et la formatrice aussi. Les membres du groupe sont toutes des femmes âgées entre 25 et 50 ans, lesquelles ont toutes des expériences de vie absolument différentes, mais toutes aussi riches. Les journées de formation passent très vite et sont exigeantes sur le plan psychologique. À travers des exercices (des expérienciels), nous nous trouvons constamment amenées à découvrir de nouveaux aspects de nous-mêmes. La confrontation est au rendez-vous, à travers des exercices toujours en mouvements, réalisés très souvent en deux-par-deux, ou en groupe. La formation est abordée dans un cadre psychanalytique et donc, les apprentissages qui en découlent rejoignent les théories Freudiennes concernant le conflit, les résistances, le vécu intrapsychique, le refoulement, les réalités et univers de la psyché humaine. À la fin de sa première journée de formation, Sarah est complètement crevée, mais satisfaite et très curieuse de la suite des choses. La hâte de poursuivre la fait vibrer intérieurement. C'est un sentiment on ne peut plus agréable.
Dimanche se déroula semble-t-il plus vite. François découvrit un quartier plus sympathique de la Valette, le coeur de ce qui autrefois était une petite ville typiquement française, avec ses rues étroites bordées de bâtiments de 2 étages serrés, ses petits commerces et ses arbres âgés... mais tout ça ne fut qu'en attendant le bus pour aller visiter Toulon, ce qui laisse place à davantage de visites des environs la prochaine fois. Toulon, ainsi qu'il l'a déjà été mentionné, n'est pas particulièrement jolie, tous les Français qui ne sont pas de là vous le diront. Tout de même, François vit au milieu des rues sales et du béton lourd quelques jolis bâtiments, un très beau parc et finalement alla s'enfermer au Musée de la Marine pour une bonne partie de la journée. Le musée n'était pas très grand mais renfermait quantité d'informations sur les bateaux de tous les âges et la vie de Toulon à d'autres époques.
La visite à Toulon se finit à côté du musée, sur une promenade bordant la mer et très touristique avec des magasins de souvenirs, et des petits cafés, où il fit bon boire une bière et déguster une salade. Et comme pour faire contrepoids aux commentaires peu élogieux de l'esthétique de Toulon, François fit la connaissance d'une dame âgée habitant à Dunquerque, dans la région côtière la plus au nord de la France, et qui visitait Toulon avec l'intention de venir s'y installer, malgré toutes les objections de ses proches et amis. Pour finir de la rendre sympathique, cette dame avait un fils qui avait étudié à Vancouver et n'ayant pu rester au Canada après sa diplomation, vivait maintenant en Nouvelle-Zélande.
Fin de journée, François retourna rejoindre Sarah, maintenant épuisée d'avoir passé par toute la gamme des émotions ce jour-là. Ils revinrent à Toulon où ils passèrent tant bien que mal les heures avant le départ en train de nuit. Ce fut une expérience. Pas nécessairement à ne jamais répéter... mais pas loin! En montant à bord du wagon, Sarah eut un petit traumatisme en voyant la cabine ultra-exigüe contenant deux rangées de trois lits installés un par-dessus l'autre (Imaginez deux pieds vous séparant du lit supérieur). Une fois le choc passé, assez étonnamment les deux amoureux dormirent assez bien.
Par contre le sens de l'équilibre fut mis à rude épreuve le lendemain. C'est ce qui arrive après avoir passé plus de douze heures dans un véhicule qui ballotte, tourne, accélère et freine. François s'est senti étourdi toute la journée suivante, comme si son corps n'avait pas quitté le train.
La formation se poursuit maintenant dans une semaine, et cette fois, Sarah et François ont déniché un transporteur aérien "low-cost": le fabuleux Ryan-Air, qui permettra de faire Nantes-Marseille en 1h15, à un coût trois fois moindre que le train. Trouvez l'erreur.
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