Une fin de dimanche après-midi dérapa grave alors que nos deux tourtereaux préparaient le repas du soir: un ragoût de boeuf à la Guiness, question de se mettre dans l'ambiance de leurs prochaines vacances estivales.
Le boeuf mijotant dans la bière noire, les vapeurs s'échappant du chaudron leur montèrent à la tête et un farfadet leur sussura des divagations à l'oreille. Ou était-ce les korrigans, cousins bretons des petits lutins d'Irlande? Allez savoir...
Il fut question de passion fromagère, de maquillage comestible, de femmes fatales qui empoisonnent leurs époux et de terribles tromperies qui montent en sauve grâce au pouvoir de la fécule de maïs...
Ne cherchez pas à comprendre. Restez heureux!
SaFran, c'est Sarah-Catherine et son mari, François, qui ont décidé de se déraciner pour quelques temps et aller vivre une expérience de vie en France. Ici, ils racontent leur expérience, à travers leurs journées ordinaires et leurs voyages.
dimanche 28 mars 2010
lundi 22 mars 2010
Un banal souper du lundi soir...
Voici les maigres victuailles dont nous avons dû nous contenter ce soir...
Un peu de rosette, de terrine de Vendée au vin, une autre au porto, un camembert Rustique, un peu de Boursin, un Mimolette, le truc orange, une toute petite pointe de roquefort et un Anjou biologique.
Une vraie misère!
Bon apétit!
Un peu de rosette, de terrine de Vendée au vin, une autre au porto, un camembert Rustique, un peu de Boursin, un Mimolette, le truc orange, une toute petite pointe de roquefort et un Anjou biologique.
Une vraie misère!
Bon apétit!
samedi 20 mars 2010
Toulon vue d'en haut
Nichée au creux d'une baie de la Méditerranée, Toulon est un port naturel. C'est d'ailleurs le premier port militaire de la France sur la Méditerranée. La ville, bien que n'étant pas dépourvue de charme au niveau du sol, montre bien mieux sa grâce quand on peut l'embrasser en un seul regard, du haut du Mont Faron. Toulon est littéralement prise en sandwich entre la mer et le Var, nom qu'on donne à tout ce qui constitue l'arrière-pays de la Provence et de la Côte-d'Azur et qui a un semblant d'altitude. Le Mont Faron en fait partie. Sarah-Catherine étant à sa formation de danse-thérapie pour la journée, François prit le bus pour le centre-ville afin de gagner les contreforts du mont, qu'il savait accessibles par derrière la gare.
C'était en effet accessible, mais haut. Et François n'est pas le gars le moins en forme du monde, mais il avait l'impression d'être le moins en forme de Toulon, parce que pendant qu'il arpentait les rues inclinées à 15%, en se disant que finalement il pourrait faire un bout de chemin avec le téléphérique, il voyait des brutes sveltes, courir en montant, l'air de rien. Il y avait même des brutes sveltes femelles. François aurait pu courir, il avait ses espadrilles, mais en jeans et avec un sac à dos, c'était moins tentant. Les jeans tendent à rester mouillés longtemps, et peut-être ferait-il froid une fois en haut...
Toujours en train de se justifier à lui-même, il arriva au téléphérique, en nage. Le temps de souffler 10 minutes, avant que la prochaine cabine ne parte vers le sommet, il prit quelques photos. Déjà on pouvait très bien voir la ville.
La montée dura à peine cinq minutes et se passa dans le silence le plus complet. François était seul passager et le cabinier (oui oui, tout à fait!) était un homme bourru qui n'avait pas l'air très engageant. De toute façon le paysage méritait toute l'attention qu'on pouvait lui donner. La montagne, pourtant pleine d'arbres, n'a presque pas de végétation. Tout ce qu'on voit, outre les arbres et arbustes, c'est de la roche blanche, en morceaux généralement. Une route se rend au sommet, ainsi qu'une foule de sentiers ou courent librement brutes sveltes sur pieds et sur roues. François avait chaud et se sentait résolument heureux d'avoir pris le téléphérique. Autrement dit, il essayait de se convaincre que c'est correct d'être paresseux...
Arrivé au sommet, toutefois, il se rendit compte qu'il avait bien fait de conserver ses énergies. La ville était là à ses pieds, et certes le panorama en valait la peine, mais c'est qu'une foule de sentiers se présentaient à lui. C'est que le Mont Faron n'est pas un bête cône, avec un tout petit sommet, que non! C'est un Massif en lui-même. Son sommet est long, large, plat et héberge une flore beaucoup plus élaborée que ses flancs, aux allures quasi-désertiques. C'est donc une marche en forêt, qui le mènera à différents sites et monuments, qui s'offrait à François. Le temps était superbe, il y avait de quoi boire et manger pas loin, l'occasion était trop belle!
François partit donc et prit une foule de petits chemins. Le premier d'entre eux le mena à la chapelle dédiée à Notre-Dame (attention la digression). C'est une ancienne poudrière en fait, que des généraux ont voulu convertir en un monument à Jeanne d'Arc après la Deuxième Guerre Mondiale. Jeanne d'Arc parce que c'est la vierge guerrière par excellence des français, et il fallait du guerrier parce que c'était avant tout pour les soldats qui sont tombés lors de la reprise de Toulon, vers la fin de la guerre. Apparemment les forces armées françaises s'en chargèrent elles-mêmes, mais elles eurent à livrer une rude au sommet du Faron où trônaient plusieurs installation militaires, dont plusieurs encore visibles. Donc, beaucoup de morts pour la patrie, et un besoin d'un endroit pour se recueillir et saluer leur courage. Le clergé de l'époque s'y opposa pour deux raisons, une d'entre elles un peu geek, l'autre plus populiste, toutes deux très sensées. La raison populiste était que pour rejoindre le cœur des habitants de la région, le sanctuaire devrait être dédié à la Bonne-Mère plutôt qu'à Jeanne d'Arc (attention ça dégresse dans la digression...)
Les Provençaux vouent en effet un culte bien spécial à la Vierge Marie, qu'ils appellent la Bonne Mère. Ce qui a trotté dans la tête de François durant son dernier séjour à Toulon, c'est la provenance de cette affection particulière. Sa théorie, nullement fondée, est qu'avant l'avènement du Christianisme, les peuples qui vivaient en Provence vouaient peut-être un culte à une Déesse Mère. Et quand d'un coup tout l'empire romain s'est christianisé, eh bien la Déesse est tout simplement restée en prenant un autre visage. Ce ne serait pas la première fois. Mais ce n'est qu'une théorie sans fondement. François espère un jour rencontrer un sage sur une montagne, ou dans un pub, et qu'il lui apprendra la vérité. (retour à la digression simple)
L'histoire du sanctuaire était chouette, la chapelle elle-même est impressionnante de l'extérieur vu qu'elle est creusée dans la roche. Mais l'intérieur est quelconque, si ce n'est pour les notes historiques qu'on y trouve. (fin de la digression)
Depuis la chapelle, François poursuivit sa route vers l'Est. Il ne lui fallut pas longtemps pour arriver au Zoo du Mont Faron, mais il poursuivit son chemin en se disant qu'il attendrait sa femme pour le visiter. Si jamais il le visite parce que franchement, vu de l'extérieur et des alentours, ce zoo ne payait pas de mine... Conseil : si jamais vous avez grand besoin d'un zoo pendant que vous êtes en Provence/Côte d'Azur, celui de Saint-Jean Cap Ferrat est définitivement celui qu'il vous faut. Gardez vos papiers dans une poche à bouton pression par contre, sous peine de vous les faire dérober par un lémure capitaliste. Bref, devant le zoo il y avait une pancarte indiquant un chemin qui se nommait Sommet du Faron. La question ne se posait pas vraiment.
La marche fut un peu plus longue, plus vigoureuse aussi, parce que François voulait arriver bien avant la joyeuse équipée de marcheurs qui avaient choisi cette journée pour randonner au sommet du Faron en groupe. Il connaissait leur existence pour avoir vu l'annonce de leur activité sur le web. Et ils étaient derrière lui, et il était hors de question qu'ils arrivassent en haut avant lui. Et puis, il avait besoin de se soulager, et il avait besoin d'une bonne longueur d'avance sur eux sous peine de se faire admirer le sac à dos pendant qu'il dispensait son Rayon d'Or à la nature. C'est le genre de miracle qu'on préfère que les gens imaginent. Il est important de croire sans voir.
L'arrivée au sommet se fait en sueur, mais autrement sans encombre. La vue était magnifique, même si un genre de smog semblait brouiller la ville au loin. Le panorama est littéralement circulaire, et le flanc nord du Faron, vertigineux. Perché au sommet, François était à 5 mètres d'une chute d'au moins 100 mètres, sans rambarde, sans filet en bas, sans coussin gonflable. Il se dit que des enfants ici devraient probablement être attachés à leurs parents...
Une fois la vue bien appréciée, le retour s'amorça, mais par un autre chemin. Un chemin qui conduisit François à flanc de ravin, la plupart du temps avec des murets, ce qui est une bonne chose car s'il n'est pas vraiment sujet au vertige, il n'est pas fou non plus. Ce chemin lui montra les ruines d'habitation datant probablement de la Seconde Guerre. Il le mena même à un fortin, de toute apparence inoccupé, mais à l'aspect effrayant. Toujours entier, sans aucun bris évident sur ses murs, un carré d'à peu près trente mètres de côté et de 5 mètres de hauteur de pierre grise, entouré de douves à sec. L'entrée était fermée d'une porte en métal peinte en vert, apparemment entrebâillée, et sur laquelle quelqu'un de sûrement très intelligent avait écrit les terrifiantes lettres SS à la peinture aérosol blanche. Semblable à un pont-levis, une plate-forme composée de poutres de bois permettait d'accéder à la porte. La peur au ventre, mais le cœur aux couilles, François avança sur le pont-levis, saisit la poignée, poussa la porte...
Qui ne bougea pas parce qu'elle était cadenassée. Ça ne mit pas fin au suspense de François tout de suite car il se demanda s'il ne descendrait pas dans les douves pour voir s'il n'y avait pas autre chose d'intéressant. Mais il décida que l'escalier qui descendait au fond des douves, 2 mètres plus bas, n'était vraiment pas en bon état, qu'il risquerait de s'effriter sous son poids et qu'il n'avait pas envie de croupir dans les douves d'un château alors qu'il n'y avait même pas de princesse à sauver.
Le sentier lui fit donc faire le tour du Faron, revenir au zoo, puis finalement au point de départ avec le monument aux soldats, le téléphérique et le resto-boutique de souvenirs. François eut soudain une envie folle de se faire arnaquer pour dîner, alors il alla au resto! Ah, mais tout compte fait, François sut apprécier la valeur d'un après-midi Provençal, qui tout bien pesé, valait très aisément la facture de 22 euros de sa salade, sa pinte de bière et son café. Plus d'une heure à profiter peinard du soleil sur la terrasse, à respirer l'odeur de la végétation qui s'étire après un long sommeil hivernal, à manger des olives en attendant sa verdure. La vraie belle vie!
Puis, lentement, il se leva, pris son sac, et partit faire ce qu'il fait avec plaisir à chaque journée qu'il passe à Toulon. Il alla retrouver sa femme.
C'était en effet accessible, mais haut. Et François n'est pas le gars le moins en forme du monde, mais il avait l'impression d'être le moins en forme de Toulon, parce que pendant qu'il arpentait les rues inclinées à 15%, en se disant que finalement il pourrait faire un bout de chemin avec le téléphérique, il voyait des brutes sveltes, courir en montant, l'air de rien. Il y avait même des brutes sveltes femelles. François aurait pu courir, il avait ses espadrilles, mais en jeans et avec un sac à dos, c'était moins tentant. Les jeans tendent à rester mouillés longtemps, et peut-être ferait-il froid une fois en haut...
Toujours en train de se justifier à lui-même, il arriva au téléphérique, en nage. Le temps de souffler 10 minutes, avant que la prochaine cabine ne parte vers le sommet, il prit quelques photos. Déjà on pouvait très bien voir la ville.
La montée dura à peine cinq minutes et se passa dans le silence le plus complet. François était seul passager et le cabinier (oui oui, tout à fait!) était un homme bourru qui n'avait pas l'air très engageant. De toute façon le paysage méritait toute l'attention qu'on pouvait lui donner. La montagne, pourtant pleine d'arbres, n'a presque pas de végétation. Tout ce qu'on voit, outre les arbres et arbustes, c'est de la roche blanche, en morceaux généralement. Une route se rend au sommet, ainsi qu'une foule de sentiers ou courent librement brutes sveltes sur pieds et sur roues. François avait chaud et se sentait résolument heureux d'avoir pris le téléphérique. Autrement dit, il essayait de se convaincre que c'est correct d'être paresseux...
Arrivé au sommet, toutefois, il se rendit compte qu'il avait bien fait de conserver ses énergies. La ville était là à ses pieds, et certes le panorama en valait la peine, mais c'est qu'une foule de sentiers se présentaient à lui. C'est que le Mont Faron n'est pas un bête cône, avec un tout petit sommet, que non! C'est un Massif en lui-même. Son sommet est long, large, plat et héberge une flore beaucoup plus élaborée que ses flancs, aux allures quasi-désertiques. C'est donc une marche en forêt, qui le mènera à différents sites et monuments, qui s'offrait à François. Le temps était superbe, il y avait de quoi boire et manger pas loin, l'occasion était trop belle!
François partit donc et prit une foule de petits chemins. Le premier d'entre eux le mena à la chapelle dédiée à Notre-Dame (attention la digression). C'est une ancienne poudrière en fait, que des généraux ont voulu convertir en un monument à Jeanne d'Arc après la Deuxième Guerre Mondiale. Jeanne d'Arc parce que c'est la vierge guerrière par excellence des français, et il fallait du guerrier parce que c'était avant tout pour les soldats qui sont tombés lors de la reprise de Toulon, vers la fin de la guerre. Apparemment les forces armées françaises s'en chargèrent elles-mêmes, mais elles eurent à livrer une rude au sommet du Faron où trônaient plusieurs installation militaires, dont plusieurs encore visibles. Donc, beaucoup de morts pour la patrie, et un besoin d'un endroit pour se recueillir et saluer leur courage. Le clergé de l'époque s'y opposa pour deux raisons, une d'entre elles un peu geek, l'autre plus populiste, toutes deux très sensées. La raison populiste était que pour rejoindre le cœur des habitants de la région, le sanctuaire devrait être dédié à la Bonne-Mère plutôt qu'à Jeanne d'Arc (attention ça dégresse dans la digression...)
Les Provençaux vouent en effet un culte bien spécial à la Vierge Marie, qu'ils appellent la Bonne Mère. Ce qui a trotté dans la tête de François durant son dernier séjour à Toulon, c'est la provenance de cette affection particulière. Sa théorie, nullement fondée, est qu'avant l'avènement du Christianisme, les peuples qui vivaient en Provence vouaient peut-être un culte à une Déesse Mère. Et quand d'un coup tout l'empire romain s'est christianisé, eh bien la Déesse est tout simplement restée en prenant un autre visage. Ce ne serait pas la première fois. Mais ce n'est qu'une théorie sans fondement. François espère un jour rencontrer un sage sur une montagne, ou dans un pub, et qu'il lui apprendra la vérité. (retour à la digression simple)
L'histoire du sanctuaire était chouette, la chapelle elle-même est impressionnante de l'extérieur vu qu'elle est creusée dans la roche. Mais l'intérieur est quelconque, si ce n'est pour les notes historiques qu'on y trouve. (fin de la digression)
Depuis la chapelle, François poursuivit sa route vers l'Est. Il ne lui fallut pas longtemps pour arriver au Zoo du Mont Faron, mais il poursuivit son chemin en se disant qu'il attendrait sa femme pour le visiter. Si jamais il le visite parce que franchement, vu de l'extérieur et des alentours, ce zoo ne payait pas de mine... Conseil : si jamais vous avez grand besoin d'un zoo pendant que vous êtes en Provence/Côte d'Azur, celui de Saint-Jean Cap Ferrat est définitivement celui qu'il vous faut. Gardez vos papiers dans une poche à bouton pression par contre, sous peine de vous les faire dérober par un lémure capitaliste. Bref, devant le zoo il y avait une pancarte indiquant un chemin qui se nommait Sommet du Faron. La question ne se posait pas vraiment.
La marche fut un peu plus longue, plus vigoureuse aussi, parce que François voulait arriver bien avant la joyeuse équipée de marcheurs qui avaient choisi cette journée pour randonner au sommet du Faron en groupe. Il connaissait leur existence pour avoir vu l'annonce de leur activité sur le web. Et ils étaient derrière lui, et il était hors de question qu'ils arrivassent en haut avant lui. Et puis, il avait besoin de se soulager, et il avait besoin d'une bonne longueur d'avance sur eux sous peine de se faire admirer le sac à dos pendant qu'il dispensait son Rayon d'Or à la nature. C'est le genre de miracle qu'on préfère que les gens imaginent. Il est important de croire sans voir.
L'arrivée au sommet se fait en sueur, mais autrement sans encombre. La vue était magnifique, même si un genre de smog semblait brouiller la ville au loin. Le panorama est littéralement circulaire, et le flanc nord du Faron, vertigineux. Perché au sommet, François était à 5 mètres d'une chute d'au moins 100 mètres, sans rambarde, sans filet en bas, sans coussin gonflable. Il se dit que des enfants ici devraient probablement être attachés à leurs parents...
Une fois la vue bien appréciée, le retour s'amorça, mais par un autre chemin. Un chemin qui conduisit François à flanc de ravin, la plupart du temps avec des murets, ce qui est une bonne chose car s'il n'est pas vraiment sujet au vertige, il n'est pas fou non plus. Ce chemin lui montra les ruines d'habitation datant probablement de la Seconde Guerre. Il le mena même à un fortin, de toute apparence inoccupé, mais à l'aspect effrayant. Toujours entier, sans aucun bris évident sur ses murs, un carré d'à peu près trente mètres de côté et de 5 mètres de hauteur de pierre grise, entouré de douves à sec. L'entrée était fermée d'une porte en métal peinte en vert, apparemment entrebâillée, et sur laquelle quelqu'un de sûrement très intelligent avait écrit les terrifiantes lettres SS à la peinture aérosol blanche. Semblable à un pont-levis, une plate-forme composée de poutres de bois permettait d'accéder à la porte. La peur au ventre, mais le cœur aux couilles, François avança sur le pont-levis, saisit la poignée, poussa la porte...
Qui ne bougea pas parce qu'elle était cadenassée. Ça ne mit pas fin au suspense de François tout de suite car il se demanda s'il ne descendrait pas dans les douves pour voir s'il n'y avait pas autre chose d'intéressant. Mais il décida que l'escalier qui descendait au fond des douves, 2 mètres plus bas, n'était vraiment pas en bon état, qu'il risquerait de s'effriter sous son poids et qu'il n'avait pas envie de croupir dans les douves d'un château alors qu'il n'y avait même pas de princesse à sauver.
Le sentier lui fit donc faire le tour du Faron, revenir au zoo, puis finalement au point de départ avec le monument aux soldats, le téléphérique et le resto-boutique de souvenirs. François eut soudain une envie folle de se faire arnaquer pour dîner, alors il alla au resto! Ah, mais tout compte fait, François sut apprécier la valeur d'un après-midi Provençal, qui tout bien pesé, valait très aisément la facture de 22 euros de sa salade, sa pinte de bière et son café. Plus d'une heure à profiter peinard du soleil sur la terrasse, à respirer l'odeur de la végétation qui s'étire après un long sommeil hivernal, à manger des olives en attendant sa verdure. La vraie belle vie!
Puis, lentement, il se leva, pris son sac, et partit faire ce qu'il fait avec plaisir à chaque journée qu'il passe à Toulon. Il alla retrouver sa femme.
samedi 20 février 2010
Parenthèse: La Bretagne et la Neige
D'aucuns se sont sans doute bidonnés de savoir la France ainsi paralysée par 2 misérables centimètres de neige. Sarah et François ne se sont pas gênés pour trouver ça drôle non plus! Mais il n'y a pas eu à digresser longtemps pour comprendre le pourquoi du désarroi provoqué par ces chutes.
Premier point: les deux chute de neiges observées cette année à Nantes, de même que les fortes chutes de neige enregistrées plus au nord de la Bretagne, sont extrêmement rares. Même pour les deux petites averses à Nantes, les habitants affirment que c'est exceptionnel d'avoir de la neige deux fois en une année.
Second point: la conséquence la plus marquante d'une averse de neige à Nantes est la suivante: les gens arrivent au bureau avec deux, parfois trois heures de retard. Soit parce qu'ils ont été bloqués dans les bouchons où les voitures avancent micron par micron de peur de glisser, soit parce qu'ils sont partis de chez eux une fois que les bouchons se sont dissipés et que la neige est pratiquement fondue. L'autre conséquence est la hausse du chiffre d'affaires des garagistes et débosseleurs, quand les Français jugent que leur pare-choc est maintenant trop amoché pour avoir l'air d'un pare-choc, car c'est pratiquement la seule chose qui se produit sur les routes enneigées ici: des accrochages mineurs.
Donc, si on formule la proposition suivante: il neige en moyenne deux fois par année à Nantes et chaque fois les gens arrivent trois heures en retard au boulot, on déduit automatiquement que les gens 'perdent' six heures de boulot par année à cause de la neige, ponctuée d'une éventuelle petite bosse de plus sur leur voiture. De cette déduction, on peut sans doute évaluer un 'coût' pour la société d'une ou deux averses annuelles de neige et comparer ce coût à un investissement majeur de la part des municipalités dans des équipements de déneigement, et un autre de la part de la population entière pour éventuellement s'équiper de pneus d'hiver. Il ne faut pas la tête à Descartes (ils ne connaissent pas Papineau en France) pour se rendre compte que ça ne vaut pas la peine d'investir si gros pour le peu d'inconvénient occasionné...
Fin de la parenthèse.
Premier point: les deux chute de neiges observées cette année à Nantes, de même que les fortes chutes de neige enregistrées plus au nord de la Bretagne, sont extrêmement rares. Même pour les deux petites averses à Nantes, les habitants affirment que c'est exceptionnel d'avoir de la neige deux fois en une année.
Second point: la conséquence la plus marquante d'une averse de neige à Nantes est la suivante: les gens arrivent au bureau avec deux, parfois trois heures de retard. Soit parce qu'ils ont été bloqués dans les bouchons où les voitures avancent micron par micron de peur de glisser, soit parce qu'ils sont partis de chez eux une fois que les bouchons se sont dissipés et que la neige est pratiquement fondue. L'autre conséquence est la hausse du chiffre d'affaires des garagistes et débosseleurs, quand les Français jugent que leur pare-choc est maintenant trop amoché pour avoir l'air d'un pare-choc, car c'est pratiquement la seule chose qui se produit sur les routes enneigées ici: des accrochages mineurs.
Donc, si on formule la proposition suivante: il neige en moyenne deux fois par année à Nantes et chaque fois les gens arrivent trois heures en retard au boulot, on déduit automatiquement que les gens 'perdent' six heures de boulot par année à cause de la neige, ponctuée d'une éventuelle petite bosse de plus sur leur voiture. De cette déduction, on peut sans doute évaluer un 'coût' pour la société d'une ou deux averses annuelles de neige et comparer ce coût à un investissement majeur de la part des municipalités dans des équipements de déneigement, et un autre de la part de la population entière pour éventuellement s'équiper de pneus d'hiver. Il ne faut pas la tête à Descartes (ils ne connaissent pas Papineau en France) pour se rendre compte que ça ne vaut pas la peine d'investir si gros pour le peu d'inconvénient occasionné...
Fin de la parenthèse.
Le ciel de Bretagne
La Bretagne est un pays magnifique au ciel toujours changeant, imprévisible. Et même si les cartes de la République ont été tracées après la deuxième grande guerre pour placer Nantes dans la nouvelle région de Loire-Atlantique, tous les Nantais vous diront qu'ils font partie de la Bretagne.
Ainsi donc, le ciel de Bretagne, celui de Nantes et de Carquefou par la même occasion, fut pour le moins capricieux ces derniers temps. Mais s'il sait se montrer sombre un instant, il sait aussi briller d'un éclat qui ravit le coeur. Et il l'a rarement aussi bien démontré que jeudi dernier. François, en partant travailler, sort sous un ciel clair par endroits et gris par d'autres. Il est huit heures du matin, il fait soleil, il pleut, et l'ouest est décoré d'une arche multicolore. Ça donne le ton pour une journée tantôt froide, tantôt tiède, où se sont succédées averses, éclaircies, grêle et tonnerre. Malheureusement aucune photo ne fut prise sous le ciel étrange de cette journée. Il fallait être là pour la voir, la vivre.
Mais certains autres moments d'autres jours furent immortalisés. Ainsi, voici ce que la femme de François reçut en guise de carte pour sa fête :
Même si le décor de stationnement est plutôt quelconque, les nuances de rose, de bleu, violet et or ont séduit le coeur de l'homme qui n'avait qu'une envie, celle de partager ce moment avec sa femme. Disons que ça commence plutôt bien une journée.
Une journée que le ciel fit commencer un peu moins bien, par contre, fut le jeudi 11 février. Quelques flocons sans conséquence étaient tombés la veille, mais François et Sarah n'en faisaient guère de cas. Seulement, le matin suivant, deux à trois centimètres s'étaient accumulés au sol, et tout était recouvert d'une jolie couche blanche plutôt familière... mais ô combien déstabilisante pour le peuple français. Les voitures auraient avancé plus vite si leurs conducteurs en étaient sortis et les avait poussées! Et les bus, peureux et frileux, ne passaient pas... Voyant cela François partit travailler à pied, une marche d'environ deux miles dans la neige, avec les chaussures qu'il portait le jour de son mariage. D'ailleurs ceux qui le suivent sur twitter et facebook s'en souviennent peut-être. Mais malgré le froid qu'avait amené la neige et la couverture grise au-dessus, au-dessus des embouteillages se dressait malgré tout un portrait attrayant.
Ainsi donc, alors que François se retournait pour voir le chemin parcouru, un signe de ciel plus clément à venir se détachait à l'horizon, une ligne juste assez haute pour couvrir sous elle le symbole de Carquefou...
Ce symbole, François et Sarah l'admirent souvent. Il leur fait réaliser à quel point ils sont choyés d'avoir un milieu de vie aussi paisible, loin de la grande ville et du bruit. Voici le paysage que François a le bonheur d'admirer chaque matin qu'il part travailler, à moins que le brouillard soit trop intense, phénomène rare mais néanmoins tout à fait à la portée du ciel breton. Ajoutons-y un soupçon de lune...
Ainsi donc, le ciel de Bretagne, celui de Nantes et de Carquefou par la même occasion, fut pour le moins capricieux ces derniers temps. Mais s'il sait se montrer sombre un instant, il sait aussi briller d'un éclat qui ravit le coeur. Et il l'a rarement aussi bien démontré que jeudi dernier. François, en partant travailler, sort sous un ciel clair par endroits et gris par d'autres. Il est huit heures du matin, il fait soleil, il pleut, et l'ouest est décoré d'une arche multicolore. Ça donne le ton pour une journée tantôt froide, tantôt tiède, où se sont succédées averses, éclaircies, grêle et tonnerre. Malheureusement aucune photo ne fut prise sous le ciel étrange de cette journée. Il fallait être là pour la voir, la vivre.
Mais certains autres moments d'autres jours furent immortalisés. Ainsi, voici ce que la femme de François reçut en guise de carte pour sa fête :
Même si le décor de stationnement est plutôt quelconque, les nuances de rose, de bleu, violet et or ont séduit le coeur de l'homme qui n'avait qu'une envie, celle de partager ce moment avec sa femme. Disons que ça commence plutôt bien une journée.
Une journée que le ciel fit commencer un peu moins bien, par contre, fut le jeudi 11 février. Quelques flocons sans conséquence étaient tombés la veille, mais François et Sarah n'en faisaient guère de cas. Seulement, le matin suivant, deux à trois centimètres s'étaient accumulés au sol, et tout était recouvert d'une jolie couche blanche plutôt familière... mais ô combien déstabilisante pour le peuple français. Les voitures auraient avancé plus vite si leurs conducteurs en étaient sortis et les avait poussées! Et les bus, peureux et frileux, ne passaient pas... Voyant cela François partit travailler à pied, une marche d'environ deux miles dans la neige, avec les chaussures qu'il portait le jour de son mariage. D'ailleurs ceux qui le suivent sur twitter et facebook s'en souviennent peut-être. Mais malgré le froid qu'avait amené la neige et la couverture grise au-dessus, au-dessus des embouteillages se dressait malgré tout un portrait attrayant.
Ainsi donc, alors que François se retournait pour voir le chemin parcouru, un signe de ciel plus clément à venir se détachait à l'horizon, une ligne juste assez haute pour couvrir sous elle le symbole de Carquefou...
Ce symbole, François et Sarah l'admirent souvent. Il leur fait réaliser à quel point ils sont choyés d'avoir un milieu de vie aussi paisible, loin de la grande ville et du bruit. Voici le paysage que François a le bonheur d'admirer chaque matin qu'il part travailler, à moins que le brouillard soit trop intense, phénomène rare mais néanmoins tout à fait à la portée du ciel breton. Ajoutons-y un soupçon de lune...
mercredi 3 février 2010
Le Mont-Tombe...
Sur cette photo, on peut voir que le soleil a illuminé cette journée au Mont St-Michel. Toutefois, qui dit soleil, ne dit pas nécessairement chaleur... Il faisait froid! La tuque et les gants étaient donc les bienvenus, même si les parents de François, encore habitués au froid sibérien québécois, n'en portent pas ici!
Voici des vues toutes plus superbes les unes que les autres... Mais imaginez en vrai!
Rappelez-vous aussi que cet endroit grandiose n'est qu'à 1h30 de voiture de chez nous (merci Pierre et Renée pour le lift)! Voilà donc une excellente raison de plus de venir nous rendre visite!
Cette vue du bas de la chapelle rappelle le nom précédent du Mont-St-Michel, avant la construction de l'abbaye et de la chapelle: le Mont Tombe. Non pas parce que quelqu'un y était enterré, mais bien pour décrire la chute du haut de cette paroi escarpée.
Une "triste" vue sur la mer, vers l'Est...
Parlons ici de la marée. Elle est particulière à ce haut lieu: lorsqu'elle monte, la légende veut qu'elle soit plus rapide qu'un cheval au galop, ce qui ferait qu'aucun vaillant cavalier ne peut regagner la terre ferme par-delà le Mont si la mer est déjà à ses pieds. À marée haute, le Mont-St-Michel devenait donc une île. Devenait car avec les dernières années et la construction de la route vers la presqu'île, des sédiments se sont amassés en quantité suffisante pour relier de façon permanente le Mont à la terre ferme. D'énormes efforts de génie humain sont à l'œuvre pour ramener le bassin hydrologique à son état précédent, et ainsi préserver le caractère unique de l'endroit. Montons un peu plus haut dans l'île et commençons la visite de la chapelle proprement dite...
Tout le complexe est un mélange d'architecture de diverses époques mais qui forment un tout cohérent.
Ici, la façade, bordée d'un escalier que nous gravissons, armés de nos audio-guides qui nous apprennent plein de choses oubliées depuis lors... Une bribe reste: l'oratoire est dédié à l'archange St-Michel et a été érigé originalement en 710 à cause d'un rêve fait trois fois par l'évêque d'Avranches, qui s'est réveillé marqué du doigt de Saint-Michel dans le front. Investi de sainte mission, il fit faire au sommet du Mont-Tombe une réplique du Mont-Gargan en Italie, également dédié à Saint-Michel.
Quelques points de vue pittoresques depuis ce qu'on pourrait appeler le parvis de l'Oratoire...
L'abbaye, juste à côté de l'Oratoire, est un bijou d'architecture, et tout dans la conception de sa cour intérieure invite au recueillement, à la réflexion, et au calme. Tout sauf les 200 touristes qui se promènent avec leurs écouteurs de visite guidée électronique...
L'abbaye et l'oratoire renferment encore bien des mystères, mais il faut aller y vivre un instant pour concevoir la grandeur du lieu, du Haut Lieu qui porte ici aussi bien son nom au sens figuré que littéral. Et les quelques photos montrées ici, les moins manquées, rendent mal justice à ce monument dédié à Dieu et à Saint-Michel, le général de ses armées...
Sarah et François retourneront assurément là-bas.
dimanche 27 décembre 2009
Parce que c'est bien d'étaler notre bonheur, parfois...
Voici ce que Sarah-Catherine et François vont déguster ce soir. Ça s'appelle une bûchette. C'est plein de chocolat. Ça va être bon.
Pour déjeûner demain matin, il y a croissant aux amandes et nature, mais ça c'est comme d'habitude...
Pour déjeûner demain matin, il y a croissant aux amandes et nature, mais ça c'est comme d'habitude...
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