mardi 10 novembre 2009

Notre chez-nous en images!


Comme plusieurs d'entre vous l'attendiez... voici quelques clichés de notre petit nid douillet... D'abord, pour se rendre à notre appartement, nous devons emprunter des sentiers d'une laideur épouvantable, lesquels ressemblent à ceci...




Ensuite, nous entrons chez nous. Je vous épargne le hall de l'immeuble et le corridor, fort peu intéressants... Et nous entrons ensuite chez nous. Tout de suite en entrant, nous voyons les portes pour accéder à la cuisine et au séjour/salle à manger.



Étudions la cuisine!!! La voici sous tous ses angles, ou presque!


Voici donc tous nos électroménagers neufs ou quasi neufs, ainsi que notre tout petit garde-manger sur roulettes (regardez sous le sèche-vaisselle!!). Remarquez bien l'absence d'armoires!!! Juste en sortant de la cuisine, petit coin wc!! Toute petite pièce pour cette unique fonction...
Pousuivons avec la visite du séjour et coin salle à dîner... Eh oui! Nous avons déjà une plante!!! Il nous en fallait au moins une, car on s'ennuie des nôtres!!! Chose certaine, elle aura amplement de lumière avec ces grands murs fenestrés!


En tirant le rideau, voici un aperçu de notre vue extérieure... Ce n'est pas trop choquant, n'est-ce pas??! En quittant le séjour, nous retournons dans le hall d'entrée, duquel nous accédons aux autres aires de vie de la maison. Voici maintenant la salle du bain et du lave-linge!

Murs en papier peint, toujours, avec des tuiles grisâtres, et un comptoir en marbre, s'il vous plaît! Comme toutes les autres pièces, celle-ci était complètement vide au départ. Il n'y avait même pas de fixation pour tenir la douche téléphone en place. Sarah-Catherine a dû acheter un 'grément' qui tient avec des ventouses. Presque tout tient avec des ventouses dans cet appart... Rien pour tenir un rideau de douche non plus. Il a fallu beaucoup de patience et une tringle brisée pour finalement avoir un rideau qui nous colle à la peau des jambes quand on prend notre douche, question de thermodynamique...

Transportons-vous ensuite aux frontières du réel, dans cette pièce qui n'existe qu'à moitié puisqu'elle n'a pas de raison d'exister... Bien au contraire, elle sert de séchoir, avec ce bidule illustré ci-bas. Mais nous n'y vivons pas. Vous y vivrez peut-être, par contre, si vous venez par ici.

La prochaine pièce est rarement vue par quelque être vivant que ce soit. Elle est interdite d'accès, sauf pour les deux tourtereaux, qui vont y faire des choses d'une importance vitale : dormir. Sarah jubile chaque soir, devant la beauté... des draps jaunes.


Voilà donc notre nid pour la prochaine année et demie! Comme vous pouvez le constater, nous y avons tout le confort nécessaire... Mais il nous est encore difficile - parfois - de croire que c'est véritablement "notre" appartement, chez nous, en France...

jeudi 5 novembre 2009

Finalement un chez nous!

Clarification: ce message a été écrit la fin de semaine dernière, cependant le mettre en ligne a pris du temps, car le branchement internet, maintenant imminent, n'a pas encore été fait à l'appart. 

C’est maintenant le temps d’un petit envoi sur nos péripéties de la semaine… Y’a pas à dire, il y en a plus d’une! À ce stade-ci, nous pouvons établir que notre vie commence à avoir un semblant de normalité. Nous sommes emménagés jeudi matin dernier, dans notre appartement carquefolien. La veille, nous avions pris possession des lieux, avec le gestionnaire qui s’est employé à effectuer un état des lieux avec nous, ce qui veut dire : faire le tour de chaque pièce et ainsi inspecter les plafonds, murs, planchers, taches, égratignures, les tringles, les prises électriques, les calorifères et tout le tralala. Pas bref du tout le truc… Il nous a fallu plus d’une heure quinze pour que l’appart devienne officiellement à nous, avec tout ce que cela implique!!!

Faisons donc cet état des lieux avec vous, afin que vous puissiez vous représenter le château dans lequel nous vivons… hahaha! Premièrement, les murs sont tous tapissés de papiers peints aux couleurs enivrantes, incluant la salle de bain… La cuisine arbore une tapisserie aux petites fleurs coquettes jaunes et bleues, le tout sur fond beige tirant sur le pêche. Mettons que c’est une pâle tentative provençale. Le carrelage est couleur pêche et il est très propre! Aussi, figurez-vous que la cuisine n’est aucunement « greillée ». On n’y retrouve qu’une robinetterie. En clair : pas d’armoires, pas de rangement, pas de tiroirs. Rien du tout. Donc vivement IKÉA! Notons aussi, pour le bien du savoir collectif, que chaque pièce est munie de portes, même le hall d’entrée, de sorte que chaque aire de vie peut se couper du reste du monde si nous le souhaitons!

Poursuivons la visite  guidée. La salle de toilette présente le même look provençal que la cuisine. C’est inspirant! À côté du trône siège le symbole de la puissance de la civilisation occidentale : un chauffe-eau (ou ballon d’eau chaude pour les Français) de 200 litres! Énoooooooooorme! Et à noter qu’il n’y a pas de chauffage dans les wc. En résumé : « y fa frette »! Mais revenons au papier peint. Les cloisons du hall, du séjour et du coin rangement sont ornés de tapisserie blanche aux fins flocons de gris, de jaune et de blancs, qui plus est, texturés. Un pur délice pour les yeux. Blague à part, c’est vraiment pas si pire! Maintenant, la moquette. Que dire de plus que c’est comme si une grosse marre de quick avait été déversée dans tout l’appartement, à part la cuisine et les salles d’eau. Ceci dit, c’est un tapis au bel éclat de brun absolument nickel. La salle de bain où figure notre nouveau meilleur ami, le lave-linge, est toute de gris vêtue (à part les murs tapissés de rose pâle sordide…). En court, c’est un simili look « années ‘80s », mais glorifié d’un comptoir de marbre alentour de la vasque.

Transportons-nous dans le vaste séjour. C’est vraiment un vaste séjour.

Bien non! On ne va pas vous laisser ainsi sur votre appétit! Ajoutons simplement que la fenestration y est très abondante : deux murs sont pourvus de portes-fenêtres s’ouvrant vers l’intérieur et prometteuses d’une vue imprenable sur tout ce qu’il y a de plus vert… Sans omettre ces petits colocataires qui élisent domicile sur notre terrasse! Il y en a plein! Tous mignons et gluants… Venez les découvrir!



Parlant de fenêtres, toutes les résidences en France ont des fenêtres pourvues de volets coulissants. C’est génial, particulièrement si vous souhaitez faire la marmotte jusqu’à 10h00 du matin, dans une obscurité des plus complètes, sans indice de l’heure qu’il est.

Après cet état des lieux, rappelons-nous que nous ne sommes arrivés que jeudi matin, après des déboires de tramways et de bus aux horaires mal avenants. Descendus à 1 km de l’appartement, nous avons usé de patience avec nos bagages et notre hâte d’être enfin chez nous. Pour se rendre la marche plus agréable, nous avons bifurqué par le parc dont tous les chemins conduisent à des endroits verdoyants et beaux. En croisant le lac, avec le léger brouillard qui en émanait, nous avons aperçu un grand héron qui trônait au milieu des eaux, la posture calme du grand sage qui médite dans l’aube naissante. Ce paysage nous a volé un sourire à tous deux. Cette réalité était nôtre.

 Sitôt arrivés dans l’appartement, nous avons procédé à l’ouverture des volets, sous un soleil radieux. En remontant le volet de la cuisine, quelle surprise! Un chat nous attendait, de l’autre côté de la fenêtre, miaulant pour que nous le fassions entrer. Charmée, Sarah-Catherine a vu cela comme un mot de bienvenue de ses petits protégés fauniques. Ça met de la joie au cœur et cela fait un accueil chaleureux. Sauf pour le chat lui-même, qui est resté dehors…

La journée de jeudi a bien commencé, mais s’est poursuivie par François qui a dû s’adapter à un réseau de transport non conçu pour amener les gens à leur milieu de travail à dix heures du matin, ce qui fait que ça lui a pris environ soixante-quinze minutes pour arriver à bon port. À ce moment, autour de onze heure dix, la dame des ressources humaines chez Odima était plutôt mécontente de n’avoir pas été prévenue et lui disait de rappeler sa femme tout de suite, car elle venait de l’appeler et Sarah s’était inquiétée de ne pas savoir son mari au travail plus d’une heure après son départ.

Sarah a passé sa journée à faire des courses au Super U, un genre de Loblaws, et attendre la livraison du matelas acheté le week-end précédent, ainsi que le frigo, la cuisinière et le lave-linge. Tout est arrivé à temps, finalement. François s’inquiétait particulièrement d’être obligé de dormir sur la moquette, mais ce ne fut pas le cas. Ils se sont même acheté une couette de duvet très confortable –IKEA c’est fantastique, Jocelyne la collègue de François qui a fourni le transport et la guidance au magasin l’est aussi! – qu’ils se sont bien promis de ramener avec eux.

Brancher la cuisinière fut tout une aventure, complétée 2 jours après son arrivée, faute de temps. Une cuisinière électrique française se raccorde plus qu’elle ne se branche. Il est préférable dans ce cas de ne pas oublier de fermer le disjoncteur. La quantité de jus qui passe par ces fils est plutôt inquiétante. Mais tout a très bien été, avec un spaghetti bolognaise à l’appui cuisiné hier soir.

Le lave-linge fonctionne à merveille; le linge prend du temps à sécher par contre. Ce n’est guère surprenant sur un séchoir, mais Sarah et François vont essayer au moins un temps de faire avec. Le frigo fonctionne aussi bien, mais oh! Surprise! Il n’intègre pas de congélateur! Ça, ce n’était pas prévu, mais ce sont des choses qui arrivent quand on magasine sur le web.

Bref, la cuisine est maintenant équipée, la chambre principale a l’essentiel du mobilier requis, il ne manque que des accessoires de rangement pour garnir les placards, des meubles pour le séjour ont été commandés, et d’autres le seront plus tard, notamment pour permettre à d’éventuels invités de dormir sur autre chose que la moquette ‘marre de Quick’!

Il est encore très étrange pour Sarah-Catherine et François de se considérer comme établis en France, même si l’appartement meublé, le compte d’électricité, le compte internet/téléphone/télé ouvert et le boulot régulier de François sont autant d’éléments qui confirment cet état de fait. Mais ils aiment cette étrangeté, et ce coin de pays, Breton en tout sauf de nom, qui semble les avoir accueillis tout naturellement.


mardi 27 octobre 2009

Odima et Carquefou: des mots que vous devrez apprendre...

...si vous voulez continuer de lire ce blog. Odima, c'est la compagnie membre du Groupe OnePoint pour laquelle François travaille. Carquefou, c'est l'endroit où les deux tourtereaux vont vivre.

Il y a plus de dix ans déjà, Sarah-Catherine, déjà artiste accomplie, faisait partie de l'Illiade. Encore aujourd'hui, François est sous le choc d'avoir ainsi intégré à sa vie une partie de la légende que nous a rapportée Homère... Sarah était un des plus jeunes membres de l'Illiade, qui était un groupe de musique présentant des spectacles hommages aux pionniers du rock progressif. Composée exclusivement d'hommes, et presque tous plus vieux qu'elle de surcroît, Sarah-Catherine était devenue malgré elle la petite soeur de tout un chacun, et donc tous s'en occupaient et la taquinaient affectueusement. Un objet récurrent de taquinerie était ses jeux de mots, tous plus abracadabrants les uns que les autres, capables de surpasser sans aucun effort ceux des slomos de Rock et Belles Oreilles. Ces jeux de mots acquirent tant de notoriété, que le Petit Larousse de l'Illiade vit apparaître une nouvelle inscription dans ses pages:

catherinisme: n.f. se dit d'un jeu de mot de type calembour particulièrement savoureux. Origine: Sarah-Catherine Magny, aidée de la bible des humoristes: le Petit Blagueur.

Depuis son arrivée en France, Sarah-Catherine, toujours en adaptation, se sent malgré tout à l'aise. Une des multiples raisons à cela est que les français sont particulièrement adeptes des catherinismes. Surtout en ce qui concerne leurs noms de commerce, ce qui illustre bien l'importance relative des métiers de chacun par rapport à la globalité de leurs vies. Depuis leur arrivée à Nantes, Sarah et son mari on pu apercevoir de fameuses enseignes telles "L'esthéti-chien", toiletteur canin, "Le Palais des thés", point de vente d'espèces de camelia sinensis, et "Pile Poêle", sandwicherie qui se cherchait un nom un peu trop fort, et s'ajoute en queue de liste La 'phone' house, boutique de 'portables', donc qui porte quand même mieux son nom que Pile Poêle.

Tous ces endroits ont été découverts au long de la dernière semaine, durant laquelle les deux tourtereaux se sont également cherché et trouvé un appart, aidé par une dame fort efficace, agente engagée par l'employeur de François, qui veille au grain à ce que sa nouvelle recrue s'intègre avec un minimum de heurts à la société nantaise. Sarah et François s'installeront donc d'ici quelques jours à Carquefou dans un T3 hyper ensoleillé attenant à un parc.

Une intégration, un nouveau départ tel que le jeune couple en vit demande beaucoup de démarchage néanmoins, prend du temps, et occasionne un peu de stress. Mais cela vaut la peine: l'appart sera équipé, presque en même temps que l'emménagement, d'un immense frigo, d'une cuisinière, d'un lave-linge, d'un matelas et d'un petit meuble de rangement, où pourront être accrochés les superbes cintres à pantalons trouvés chez IKEA la semaine dernière. Sarah-Catherine s'est principalement occupée du 'shopping' alors que François débutait dans son nouveau travail. Ce dernier y a trouvé un environnement très agréable, avec des collègues sympathiques, une ambiance sérieuse mais décontractée, et un bureau à côté de la fenêtre. Le travail, les visites et le shopping se sont allègrement succédés au fil des jours, et Sarah et François ont bien hâte de se reposer un peu.

Ce qu'ils ont d'ailleurs fait le week-end dernier, hormis l'achat du matelas. Il pleuvait samedi, mais une sortie en fin d'après-midi leur a fait découvrir un soleil de fin de journée radieux. La lumière était parfaite, les pigeons se chauffaient sur les pierres (y en avait-il vraiment, nichés au milieu de ces briques plus que centenaires?), la cathédrale rayonnait et le château des Ducs de Bretagne ne paraissait pas trop mal non plus...









Dimanche fut l'occasion d'une promenade à Carquefou, où le soleil fut de nouveau au rendez-vous. De l'avis des nantais, des carquefoliens sans doute aussi, il fait très beau pour la saison. C'est généralement plus pluvieux. Mais personne ne s'en plaint. Ça permet de jolies photos, comme celles-ci de l'église de Carquefou, qui trône en plein centre de la petite ville, juchée sur une colline et visible à des milles à la ronde, comme dans les villages d'autrefois... C'est plein d'anticipation que les deux tourtereaux attendent demain pour prendre possession de leur appart, à quelques pas duquel ils pourront admirer cette église au loin.





dimanche 18 octobre 2009

Dieu, des plumes et des machines

Dimanche. Déjà. Encore une fois, nous trouvons que le temps passe si vite! En seulement quelques jours, nous avons vu tant de choses qu'il nous faudrait deux blogs pour les raconter! Débutons par notre arrivée, jeudi, en terre nantaise...


Tout d'abord, le TGV va très vite... 350 Km en deux heures et quart. C'est donc en fin d'après-midi, par une journée ensoleillée, que nous parcourons les environs bétonnés et froids qui séparent la gare de notre "appart-hôtel" où nous demeurerons le temps de nous trouver un logement décent. Ce premier aperçu de la ville nous laisse perplexes. Nous sommes pourtant certains que les gens qui nous ont dit que Nantes était belle n'étaient pas des amoureux du béton. Cependant, la chambre est très fonctionnelle, quoique très petite. Aussi, l'épicerie et la boulangerie sont à deux pas. Durant notre premier dîner, la carte de la ville nous informe que le château des Ducs de Bretagne est juste à côté. Une marche de santé s'impose donc. À la brunante, nous partons explorer (pour Jérémie et Annick : on explore, ah oui! on explore!). Quelques pas plus tard, nous nous arrêtons, estomaqués, bouches bées, bras tombés. C'est magnifique!!! La fresque qui s'élève devant nous est absolument féérique. Nous n'avons marché que 5 minutes et nous voilà au coeur d'un paysage historique qui dépeint une architecture vieille de plusieurs siècles. À côté de nous se dresse le fameux château des Ducs, lequel éveille tout de suite notre intérêt et des exclamations de beauté. Il y aussi la cathédrale de Nantes (1434) qui nous laisse sans voix et ses cryptes non ouvertes nous contraignent à y revenir...


Vendredi, François se rend au travail en matinée et ce, question de faire un premier contact. En débarquant du tramway (eh! que c'est pittoresque!!!), il entrevoit l'imposant stade de foot de Nantes : wow!!! Ça donne la mesure de l'amour du sport qu'ont les Français. Pendant l'absence de son doux, Sarah a fait plein de recherches sur le net. Résultat : il y a une association de zoothérapie à Nantes ("4 pattes tendresse")! Chouette! Elle les contactera sous peu pour voir s'il y a du travail possible ou du bénévolat. Aussi, elle a dressé la liste d'endroits qu'il faut absolument voir à Nantes. Au retour de François, dîner rapidement et nous repartons pleins d'enthousiasme explorer les environs. Notre objectif : acheter "un sèche-cheveux à changement de vitesse automatique dont je ne pourrais jamais plus me passer!" (cf Spaceballs). Mission accomplie et ce, aux Galeries Lafayette! C'est comme un magasin à rayons, mais ultra glorifié! Et François, comme un tit gars, a trippé car il s'est procuré un opinel en inox! Tout ceci s'est fait au péril de notre vie, bravant une manifestation monstre des agriculteurs de la région, participant à un mouvement d'envergure nationale (voir la vidéo pour vous mettre au parfum...). Pour connaître leurs motivations, vous n'avez qu'à suivre l'actualité "agriculturelle" du Québec, leur combat est sensiblement le même...




Bref, toute cette agitation a inondé de bruit, de pommes de plumes et de feux de paille (littéraux), tout le centre de Nantes et a complètement stoppé le transport en commun. Malgré que cela fut pacifique, il y avait comme un petit vent de panique chez les résidents... Les pelles des tracteurs, présents par centaine dans la ville, s'en donnaient à coeur joie en frappant le sol, laissant croire à des coups de canons... Nous nous réfugiâmes dans la cathédrale pour trouver un peu de paix et admirer le silence.



Samedi matin, le roi, et sa femme virent des pinces (reprise faible des paroles mais tout à fait appropriée). Ils allèrent découvrir une exposition fantastique présentée sur l'Île de Nantes (une excroissance industrielle de la ville située de l'autre côté du bras de la Madeleine, lequel est un des deux bras de la Loire). Ladite exposition, Les Machines de l'Île, présente un amalgame de la machine et du règne animal, le tout dans une perspective rétrofuturiste qui rappelle l'imaginaire de Jules Verne. Absolument fascinant (voir les photos à cet effet)-amateurs de 'steampunk' voici une raison de plus de voir Nantes. Nous sommes en un clin d'oeil redevenus de petits enfants émerveillés, catapultés dans une infinité de mondes inventés. La machine la plus impressionnante : un éléphant de bois et de métal articulé sur plus de 12 mètres de haut et pouvant prendre à son bord plus de 45 passagers pour une expédition sur l'Île. Avec sa gueule bougeante, ses oreilles articulées et ses paupières mouvantes, on aurait pu s'y méprendre... ou presque! Quantité d'autre machines explorées, toutes converties en moyens de transport fantaisistes ont frappé notre fertile imaginaire à tous deux. Une belle matinée!





Ensuite, dîner au Café des Plantes, sis juste à côté du Jardin des Plantes, où on pourrait croire qu'ils ont entassé toutes les espèces du règne botanique terrestre, bien qu'avec beaucoup de finesse. Sarah-Catherine s'est émerveillée de la présence de nombre de ses 'amis': des canards, dont plusieurs d'espèces qui nous sont inconnues, des carpes dans les étangs, et des tourterelles énormes et immaculées...


Que nous avons vues seulement après être allés savourer un instant de pur silence, complètement seuls dans l'église St-Clément, qui comme tous les temples plus que centenaires, invite à l'humilité et au recueillement.



Cet après-midi, nous partons à la conquête du Château! Moyennant un prix modique, nous sommes sûrs de parvenir à l'intérieur des murs... Au pis aller, nous y accéderons par les douves...



Un instant chaque jour, nous repensons aux aurevoirs qui nous furent faits dimanche derniers, et nous nous considérons fortunés d'être aussi bien entourés dans nos vies. Merci d'être là.

Bises, François et Sarah

mercredi 14 octobre 2009

Quelques pas dans Paris...

Déjà mercredi, déjà trois jours que nous sommes arrivés! Comme je l'ai dit à de nombreuses reprises au cours des derniers jours, voilà : "je n'y crois toujours pas"! Nous déambulons à travers les rues de Boulogne-Billancourt où nous logeons temporairement, nous admirons les fresques de l'architecture locale, nous mangeons du camembert Président délicieux, nous prenons le métro dans les dédales sinueux des souterrains impressionnants de Paris... et je ne réalise toujours pas que nous sommes là, réellement, pour vrai, sans blague! J'ai encore cette impression floue d'un voyage de vacances, mais pourtant, mon esprit sait très bien ce qui nous attend. Chaque pas nous entraîne dans un lot de découvertes et ce, seulement en quelques jours. Imaginez 18 mois!!! Wow! La pleine conscience de tout cela s'installera sans doute dans les semaines à venir, lorsque nous aurons notre chez-nous Nantais et que la routine s'installera progressivement. Nous nous trouvons très bien ici, dans notre petit studio offrant mini-cuisinette (c'est un pléonasme!), grand lit donnant sur vue d'un petit immeuble aux allures parisiennes, salle de bain entièrement vêtue de marbre... Cependant, déjà, le goût de nous retrouver dans un lieu qui sera à nous, se fait sentir. Mais on s'adapte vite! On se sent un peu chez-nous ici, après seulement quelques courses ici et là, le Shopi (épicerie du coin) n'a déjà plus de secrets pour nous, on reconnaît les chiens du secteurs (ou plutôt "je" les reconnais) à chaque matin et on a l'impression qu'on est passés maîtres des lignes de métro!!! Bon... J'en mets un peu, j'admets... Mais sans blague, la capacité d'adaptation est une faculté drôlement impressionnante! On vient d'arriver et on se sent un peu chez soi! La capacité que l'on a à se faire un petit nid un peu partout, est un élément qu'on oublie souvent. Il suffit de peu et soudain, tout devient "notre": notre épicerie, notre studio, notre trajet en métro, notre café du coin... Comme si à chaque instant, une nouvelle parcelle du monde nous appartenait subitement!

Aujourd'hui, comme aurait dit notre neveu Charles, on a vu "notre Tour Eiffel" et "notre Hôtel des invalides"... La simple vue grandiose de ces endroits époustouflants nous fait sentir qu'ils sont un peu nôtres, à compter de maintenant. Eiffel... Mais quel génie! Je ne pouvais imaginer la grandeur de ce monument qu'à moitié. C'est absolument fabuleux ce que le génie humain peut se vanter de pouvoir accomplir! Et comme pour "se couvrir de gloire indirectement" (tu te souviens Andrée-Anne? hi!hi!hi!), des tas de "vendeurs du temple" déambulent sous la Tour, vendant "gugus" et machins de tous genres, comme s'ils se ventaient d'avoir en leurs mains une poignée de poudre de Tour Eiffel!!! C'est agaçant à la fin!!!!! Comme diraient nos cousins : "ah! putain! fait chier"!!! On a été véritablement agressés par ces vendeurs de porte-clefs en forme de Tour Eiffel! Y'en avait à tous les 3 mètres (et c'est pas une figure de style!). Sérieux, ça t'enlève le goût de t'extasier!!! Mais bon... C'est tout de même un endroit hors du commun et à voir au moins une fois dans une vie. Je vous entends déjà nous demander : "Êtes-vous monter dans la Tour?" Heu...................... Non. Non. Et non. J'ai regardé le sommet, et c'est ce que mes jambes chancelantes ont répondu. Avec la nuit courte qu'on venait de passer, c'est autre chose que du courage que j'avais dans les tripes aujourd'hui!!! Un autre jour peut-être. Mais vous savez, c'est superbe d'en-bas!!!

Autres événements en vrac de notre journée : visite express d'une des rues huppées de Paris où siègent quelques grands noms tels que Chanel, Cartier, Gucci... Une seule chose : ne pas entrer si vous êtes vêtus de jeans et de bottes de marche, c'est pas assez classe... Aussi, petit arrêt au Café Restaurant Le Louis XVII et petit conseil sur les cafés parisiens : lorsque vous commandez un allongé, ne demander pas de lait. C'est l'insulte suprême et cela vous vaudra des sourcils désapprobateurs nichés au-dessus d'un sourire un peu mal-veillant... Bon. On apprend des tas de choses à Paris! En fin d'après-midi, retour sur Boulogne-Billancourt par le métro. Je suis brûlée-morte en raison de ma non-nuit et "j'ai le trou-de-cul en dessous du bras" comme disent les français! Programme de la soirée : petit dodo sympathique (on le souhaite ardemment!!!) et préparatifs pour le train de demain qui nous conduira, à la vitesse démesurée (non... quand même! Seulement à al Très Grande Vitesse) à Nantes.

Nantes, nous arrivons!!! Sur ce, bises à tous et je vous laisse quelques clichés de notre journée. Y'a pas à dire, certaines photos sont vraiment "clichées"... :o)


Voici, ci-contre, une magnifique fontaine... de
toute beauté!!!













Une fraction de la fresque bouleversante de l'Hôtel des invalides...






dimanche 11 octobre 2009

C'est un départ! Vers P... non vers Nantes!

Deux heures avant le départ pour l'aéroport. La tension, parfois très palpable chez les deux tourtereaux dans les dernières semaines, est presque dissipée et fait maintenant place à une assurance calme, un sens de la finalité, assez ironique puisque c'est un commencement qui se dessine aujourd'hui. Mais c'est aussi les adieux à la famille, les amis, le déracinement complet de la terre du Québec. L'aventure, même si elle s'annonce heureuse, sera longue et son début s'accompagne de plusieurs deuils, des grands et des petits.

Il y a 2 semaines, samedi le 26, Sarah et François ont déménagé, quittant leur confortable cinq et demi installé en semi-campagne pour s'installer chez les parents du mari, au coeur de Charlesbourg, pour le temps qu'il restait avant de partir. Tout ceci s'est plutôt bien déroulé; les deux couples ont apprécié la présence l'un de l'autre de même que les coups de main pour les repas et la vie de la maison. Les parents de François, bien qu'heureux d'accueillir et d'aider leur fils, n'étaient peut-être pas sûrs du résultat au début de l'expérience. Ils venaient tout juste de regagner leur liberté de couple -leur plus jeune avait quitté le nid en février dernier seulement- mais somme toute, la maison est grande et personne ne s'est marché sur les pieds.

Coup de théâtre mardi dernier. François, exténué par son travail, dieu qu'il n'aurait pas dû décider de finir aussi tard avant son départ, reçoit un coup de téléphone de la dame du recrutement chez OnePoint à Montréal. Elle pose une question. François ne réfléchit pas trop longtemps, il répond oui. La conversation est suivie par une autre, cette fois-ci avec le vice-président du bureau de Montréal et le directeur de l'agence à Nantes, qui explique à François ce qu'il aurait à faire comme boulot chez lui: travail sur un cadre applicatif entièrement Open Source en Java, travail exécuté aux bureaux de la compagnie et non pas chez le client. Ça semble intéressant, et la perspective d'une vie à Nantes semble plus attirante qu'à Paris. François s'était bien fait à l'idée, mais cette nouvelle lui redonne de l'enthousiasme, et Sarah-Catherine aussi! Les deux voyageurs atterriront donc à Paris le 12 octobre en matinée (Air Transat, vol TS766) et prendront ensuite le train (ou l'avion) pour Nantes le 15.

Après assez de temps, une bonne dose de persévérance et un peu de chance, tout se place. Sarah et François ont cédé leur appartement, vendu une de leurs voiture etles deux tiers de leurs possessions, prêté l'autre voiture, déniché un emploi en France dans une ville de la grosseur de Québec, et s'en vont vivre on ne sait trop quel genre de vie là-bas...

Demain à Nantes, généralement ensoleillé. Quelques nuages, mais pas de pluie.

dimanche 20 septembre 2009

Un début de départ

Ça fait longtemps que je veux écrire un blog, mais il me manquait toujours un sujet. Ça fait longtemps que je connaissais ce sujet et voulait bloguer dessus, mais il me manquait un élément crucial. L'écriture est pour moi, pour Sarah aussi, quelque chose que nous adorons mais dont nous nous sauvons à la moindre excuse aussi, curieusement. Fi de tout cela! Le moment est venu, et nous voudrons nous souvenir de tout ceci toute notre vie, vous en faire part aussi.

«Ce» sujet est le départ prochain pour la France de Sarah-Catherine et François, où cette première suivra une formation d'un an en danse-thérapie à raison d'un week-end par mois à Toulon. En raison de l'emploi de François, cependant, ils demeureront dans la région parisienne. Ce départ prochain est envisagé depuis maintenant plus de trois mois.

Le premier juillet, au retour d'un souper chez des amis où François avait dormi debout en raison d'une overdose de Benadryl pris pour empêcher toute allergie féline, Sarah-Catherine avait reçu un email de l'institut Profac qui lui annonçait qu'elle était admise en quatrième année au programme de formation en danse-thérapie. Sarah ne tenait plus en place, François était heureux de voir sa femme aussi enthousiaste, et bien qu'un peu appréhensif à l'idée de partir, il était heureux lui aussi. Car ce commencement avait eu son prologue aussi, son constat d'insatisfactions sur divers plans, principalement la vie professionnelle de Sarah. Et puis, poussée par ses rêves et les encouragements de son amoureux, celle-ci a tenté de provoquer le destin, et la chance lui a été offerte. Les préparatifs se sont succédés depuis ce temps, lesdits préparatifs consistant principalement en la dilapidation des bien matériels du couple: meubles, voitures, livres fermés depuis des années, ordinateur, lampes plantes, de même que la recherche de pensions pour la faune magnyversienne: Bilbo the Rabbit ainsi que les tourtereaux Gaia et Maestro.

Il fallait aussi que François se trouve un travail en France, élément plutôt essentiel au maintien des fondations, si ce n'est aussi des étages supérieurs, de la mythique pyramide de Maslow. Cet élément s'est vu concrétisé cette semaine, alors qu'il signa un contrat avec une firme spécialisée dans le 'détachement' de consultants informatiques en France. Ce dernier obstacle majeur franchi, leur avenir pour les prochains dix-huit mois est ainsi assuré. Le boulot est dans la région parisienne cependant. Un  petit voyage à chaque mois sera nécessaire pour l'école. Toujours est-il que, depuis que leur choix fut fait de mettre le cap sur la découverte et l'inconnu, petit à petit tout s'est placé pour leur permettre de le faire.

Tout ça n'ira pas sans certains deuils. La famille, les amis, et leurs animaux de compagnie leur manqueront beaucoup c'est certain. La famille et les amis viendront en visite pour une bonne part, mais les animaux devront être laissés aux bons soins de d'autres mains, d'autres coeurs, pendant leur absence. Le deuil de la majorité de leur possessions physiques à Québec n'en fut pas un. Ils s'attendaient à certains déchirements, mais ce fut étonnamment facile de vendre environ les deux tiers de leurs plantes, lampes, livres, meubles, ustensiles, verres et autres bidules sans verser une larme. François admet cependant «Je m'ennuie d'avoir des lampes. S'éclairer avec des plafonniers, ça met pas beaucoup d'ambiance.»

Leur appartement renvoie un écho prononcé de leur voix maintenant, à mesure qu'il se vide. Dans 4 semaines, si tout continue d'aller comme sur des roulettes, ils seront loins d'ici... Tout ça les enthousiasme et les terrifie à la fois, mais marcher droit devant, même dans le noir, est préférable à rester sur place. Il semble y avoir une lumière à l'horizon...